Chasseurs et cuma contre dégâts de corvidés

L’association Préver a fédéré plusieurs organisations autour de la question des dégâts de ces volatiles: La lutte contre les corvidés se fait notamment avec le concours des cuma à Plounévez-Lochrist

Des représentants de Préver, des cuma, de la fédération de chasse, de la FDGedon et de la caisse locale Groupama ont invité la presse à Plounévez-Lochrist.

Les chasseurs se sont emparés du problème corvidés, face aux dégâts constatés courant 2019 par des agriculteurs à court de solutions. La société de chasse a donc obtenu le droit de prélever deux fois quarante choucas dans le secteur de Plounévez-Lochrist. Reconnaissantes du travail effectué, les quatre cuma locales se sont mobilisées en faveur de la cause. Avec une cotisation de 5€ par exploitation, elles ont rassemblé 520€ pour financer l’achat de cartouches.

Sur l’ensemble du Finistère en 2019, les corvidés sont à l’origine de 81% des dégâts déclarés (en surface). Les choucas à eux seuls représentent 880ha impactés, soit un montant estimé proche de 467.000€ (Source: Chambre d’agriculture). Or, si les corbeaux freux et les corneilles peuvent être chassés, le choucas, avec son statut d’espèce protégée, ne l’est pas. En dehors, bien sûr, des dérogations du préfet qui ont permis la chasse de quelques individus sur le Finistère.

78 % du montant total des dégâts déclarés ont été causés par des corvidés

Pour les organisateurs d’une conférence de presse proposée par l’association Préver(1) en mars, l’objectif est d’obtenir un changement de statut pour les choucas. Ils ont ainsi souligné l’importance de déclarer les dégâts. En effet, même si leur démarche n’aboutit pas à une indemnisation, elle renforcera la précision de la connaissance des surfaces impactées, «et faire considérer le choucas des tours comme gibier.» A côté des représentants des chasseurs, de ceux des cuma, la caisse locale de Groupama à Plabennec apportait aussi son soutien à l’initiative dont l’objet est de limiter un maximum de dégâts.

Tableau de synthèse dégâts corvidés

Rappel des facteurs favorables aux dégâts de corvidés sur les cultures et de ceux qui vont les limiter (Source : Arvalis).

Cages ou effarouchement

Pour les intervenants, c’était aussi l’occasion de rappeler que d’autres moyens de lutte sont à employer dans les champs pour protéger au mieux les cultures. L’effarouchement en est un. Il est important de noter que pour effaroucher un oiseau, la combinaison de deux types de stimuli et une fonction aléatoire sont nécessaires. Autrement, un phénomène d’accoutumance réduit leur efficacité. Un canon à gaz avec une détonation aléatoire, couplé à un effaroucheur visuel serait idéal.

(1) Association qui s’engage pour la défense du milieu rural du Pays de Brest

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