Maïs grain: prolonger l’attente augmente surtout les risques!

Les batteuses semblent avoir rendez-vous avec de bons rendements en 2021. En dépit de la maturation tardive des cultures cet automne, il ne faudra pas trop tarder pour le vérifier. Autrement, c’est notamment la qualité sanitaire de la récolte qui risque de se dégrader.

Les récoltes très tardives augmentent les risques de pertes de grains et de dégradation de la qualité sanitaire (©Pascal Bordeau).

À l’heure où les organisations continentales de producteurs de maïs grain sourient d’une récolte 2021 prometteuse et des cours favorables, Arvalis précise un conseil utile vis-à-vis de la qualité du chantier. Utile aussi vis-à-vis de la qualité du produit obtenu. Trop attendre pour déclencher la récolte peut s’avérer risqué. Certes les premiers échantillons révèlent «des teneurs en humidité relativement hautes par rapport aux dernières années.» Pour autant, la saison est déjà bien avancée. «Les gains à attendre sur ce plan sont maintenant mineurs», relève une lettre d’information de l’institut en Poitou-Charentes.

Plus la saison avance, plus la perte d’humidité espérée prendra du temps

Les cumuls de températures ont été relativement modestes par rapport aux références, sur l’ensemble du cycle de culture. Ainsi, «la phase de maturation du grain a été plutôt lente.» Néanmoins, les experts observent dans leur région que «dans la plupart des situations, les maïs sont maintenant battables» et ils invitent à ne pas trop tarder plus.

«Plus l’automne avance, plus les jours sont courts, les températures faibles et l’humidité et le risque de pluviométrie importante.» Derrière la lapalissade, le communiquer pose l’exemple d’une variété dentée: Mature au 15 septembre, il lui faudra de l’ordre de 6 à 8 jours pour perdre 4 points d’humidité. Si elle atteint ce stade sur octobre, le même repère passe alors à 9 ou 11 jours, sans prendre en compte le risque de pluie.

Récolte de maïs grain 2021: des risques à trop attendre

Dans le même temps, les jours qui passent augmentent les risques de verse de la culture, de dégradation de la qualité sanitaire… Il en va de même avec le risque de rencontrer des conditions de récoltes défavorables. Autrement dit, la menace est de se confronter à des chantiers plus pénibles et plus impactant pour les sols. Arvalis y voit autant d’éléments à mettre dans la balance, face, par exemple, au contexte haussier des coûts de l’énergie et donc des frais de séchage.

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