Un climat vache

Précipitations excessives, sécheresse, canicule…depuis quelques années, les exploitations laitières souffrent des mauvais tours du climat. Le réseau bovin–lait Inosys du Centre Ouest détaille les impacts sur la production, et relaie quelques leviers d’action.

Face aux aléas climatiques de ces dernières années, des éleveurs laitiers ont réaménagé leurs bâtiments, replanté des haies ou encore modifié leur système fourrager.

Centre, Poitou-Charentes, Limousin, Allier…De nombreuses régions sont de plus en plus exposées ces dernières années aux affres du climat. Sur le sujet élevage et climat, le réseau bovin lait Inosys (Chambre d’agriculture et Idele) a mené l’enquête sur 30 exploitations dont les résultats sont détaillés sur le site de l’Institut de l’Elevage. Sur les 3 dernières années étudiées (2017 – 2019), les éleveurs ont souffert tour à tour de difficultés de semis au printemps ou de mise à l’herbe tardive, de la baisse de qualité des fourrages et de leur valorisation, mais surtout de la baisse des rendements fourragers maïs et herbe. La canicule 2019 a eu un effet particulièrement marqué sur la production laitière.

Bichonner le troupeau

Face à cette situation, les éleveurs interrogés réagissent. Ils cherchent notamment à atténuer ce stress thermique. Certains ont fait le choix d’ouvrir les bâtiments en réduisant ou supprimant certains bardages ou en installant des ventilateurs. La brumisation est un levier jugé potentiellement problématique en l’absence de ventilation suffisante (risque d’augmentation de l’humidité qui renforcerait le stress thermique). Quelques éleveurs ont choisi d’isoler les toitures et même de les arroser les jours très chauds! En parallèle, des éleveurs ont replanté des haies pour que les animaux puissent goûter l’ombre au pâturage. Quelques haies ont même procuré un peu de fourrage supplémentaire pour palier au déficit signale un éleveur.

Sécuriser le système fourrager

Le second axe des stratégies développées par les éleveurs est de sécuriser leurs ressources fourragères en diversifiant les cultures. Les initiatives foisonnent. On en connaît certaines comme la réinstallation de la betterave fourragère capable d’attendre l’eau de septembre pour poursuivre leur cycle végétatif. D’autres sont plus innovantes comme le semis de sorgho en vue d’un pâturage estival au fil. Dans la même veine, on a essayé un mélange millet/colza fourrager. Quelques éleveurs plus téméraires expérimentent de nouvelles espèces comme le Teff Grass, une graminée éthiopienne. Enfin, certains éleveurs ont tout simplement choisi, à effectif bovins constant, d’augmenter leur SFP pour parer aux accidents climatique à répétition…

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