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L’engrais qui booste la culture, pas la facture

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L’engrais qui booste la culture, pas la facture

Quand la tonne à lisier ou l'épandeur de fumier mettent le cap vers le futur champs de maïs, une potentielle économie d'engrais se présente.

Azote, phosphore, potasse, soufre ou bases calciques sont des éléments dont le maïs a besoin pour grandir. Ce sont autant d’éléments qui composent les engrais de ferme. Ainsi, les fumiers, lisiers ou digestats permettent de réduire la facture d’engrais, à condition de les utiliser à bon escient.

À l’extrême, les engrais de ferme dispensent de l’achat d’engrais. A minima, le maïsiculteur réduira son besoin en engrais, et la facture qui va avec, grâce à l’utilisation pertinente des ces fertilisants. La majorité de l’azote est sous forme ammoniacale dans les lisiers, les fumiers de volailles et les digestats. Il est donc  rapidement disponible pour la plante. Si la date de l’apport par rapport au semis du maïs a relativement peu d’importance, la sensibilité de cette forme à la volatilisation impose de gérer ce risque.

Michel Moquet (Arvalis), conseille d’enfouir, «dans les deux ou trois heures qui suivent l’épandage.» L’ingénieur donne sa préférence aux outils à disques pour cette intervention. Il préconise une profondeur minimale de 10cm.Un tel apport à dose raisonné dispense en général des apports d’azote minéral.

Les engrais de fermes produisent aussi des effets à long terme

«Le potassium contenu dans les engrais de ferme a exactement la même efficacité que celui contenu dans les engrais minéraux.» En revanche, l’efficacité du phosphore des différents engrais de ferme se situe entre 70 et 95% (par rapport au minéral), l’année de l’apport. «Après un an de présence dans le sol, le phosphore a le même effet sur l’enrichissement du sol que les engrais phosphatés solubles dans l’eau», poursuit l’expert.

Il précise enfin que les bases calciques des engrais de fermes contribuent à limiter l’acidification naturelle des sols. «Un apport de 100 à 150kg CaO/ha/an suffit sur les parcelles recevant régulièrement des fumiers ou lisiers.» Sans cela, la dose qui compenserait l’acidification est quasiment doublée. Michel Moquet calcule et conseille: «selon l’amendement utilisé, l’économie correspond à 10 à 20€/ha/an.» Le pilotage idéal des apports se fait aussi grâce à un suivi régulier du pHeau du sol, «au moins tous les 5 ans.»

Le maïs valorise très bien les engrais de ferme

Dans les fumiers de bovins, l’azote est sous forme organique. Or le maïs l’assimile sous forme de nitrate. Il a donc besoin d’une transformation dans le sol après l’apport. Pour cette raison, «on conseille de les épandre au moins 1,5 mois avant le semis.» Dans le cas d’un fumier frais et pailleux, le conseiller pousse même l’anticipation nécessaire au-delà de deux mois. «Pour autant, seule une partie de l’azote de ce type de fumiers est disponible pour le maïs l’année de l’apport. En pratique, un complément de 40 à 50 unités minérales sera le plus souvent nécessaire», après un apport de 30 à 35t/ha de fumier de bovins.

Dans tous les cas, la dose s’ajustera en fonction des valeurs fertilisantes du produit. L’institut conseille d’effectuer une analyse. Il propose également un outil en ligne pour vérifier les niveaux de couverture des besoins avec l’apport prévu.

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