L’humeur de la semaine, ces petites rencontres qui font du bien…

Voilà la confidence de petites rencontres et moments de vie qui font du bien. C'est un peu l'humeur de cette semaine, printanière.

Pierre Yves Fréry, Christophe Bonhomme et Daniel Petit Jean... Trois hommes parmi d'autres, pour une matinée positive sur l'intérêt des collectifs pour favoriser l'installation et amplifier la transition agro-écologique.

A l’occasion d’une rencontre à la cuma Saint Bonnet Le Chateau dans la Loire, me voilà rassuré et confiant dans l’avenir de l’agriculture. Il y a là, dans la salle des fêtes de la ville de Saint Nizier de Fornas, une dizaine d’agriculteurs. L’ambiance est posée. La parole circule. Ils préparent la visite d’une délégation de l’administration française sur le rôle des collectifs dans le secteur agricole. Parmi eux, Matthias et Clément tous deux 25 ans et recensement installés agriculteurs participent aux échanges. «Nous n’aurions pas repris la ferme avec mon père si la cuma n’avait pas été présente sur le territoire» confie Mathias.

A partager : L’ambiance de la semaine, plus que la relance.

60.000 euros d’économie

Ensuite, on retrouve aussi Pierre Yves, 42 ans, mariés et bientôt deux enfants. Lui c’était son rêve d’être agriculteur. Installé hors cadre familiale, il mène une exploitation de 40 mères limousines et deux bâtiments de poulets label. «Je n’aurais jamais pu m’installer si la cuma n’avait pas été là». C’est très simple, grâce à elle il a économisé 60.000 euros d’investissement en matériel. Une paille. «Mais ce n’est pas uniquement économique. En effet, avec la cuma nous nous voyons toutes les semaines. On partage ensemble, on se forme, on construit ensemble. Avec ces nombreux échanges je comble une partie de mon manque d’expérience. Et ça, ça n’a pas de prix !».

cuma installation hors cadre

Pierre Yves Fréry installé hors cadre familiale.

Mais ce relationnel, ce travail en commun, il s’illustre aussi dans le GIEE que le collectif a construit en 2016. Christophe Bonhomme le résume très bien. «Ensemble nous avons réussi à reprendre confiance dans notre herbe et notre ensilage pour alimenter nos troupeaux. Nous sommes passés de 40 à 50% d’herbe dans la ration à aujourd’hui près de 80%. Ainsi, on réduit maintenant la présence du maïs ensilage et du tourteau de soja. On ne retourne plus nos prairies.» Cela peut paraitre anodin pour certain. Mais ce travail de groupe a permis à tous d’être plus serein et efficient dans leur quotidien.

Un «conventionnel» qui a passé la herse sur des blés bio

A la vue de cette dizaine d’éleveurs réunis aujourd’hui, je me dis que le secteur agricole a encore de belles années devant lui. Je me dis aussi que je suis fier d’appartenir à un média qui porte les valeurs de cette agriculture de groupe. En travaillant ensemble, force est de constater que les agriculteurs sont capables de répondre à de nombreuses problématiques. Ils sont largement en capacité de s’organiser pour travailler ensemble et de se faire confiance. Avec la banque de travail mis en place à la cuma Saint Bonnet pour améliorer l’organisation des chantiers, Simon explique que c’est un agriculteur «conventionnel» qui a passé la herse étrille sur ses blés bio cette année. C’est quand même incroyable ! C’est vraiment génial même.

Giee Cuma Loire

Président du GIEE, Christophe Bonhomme a repris confiance dans l’herbe de ses praires.

Par moment ça fait du bien de rappeler et de mettre en avant des évidences. Bonne semaine.

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