Financer de l’animation pour accompagner les projets en cuma

Le réseau cuma Auvergne Rhône Alpes a organisé une journée d’échange sur le terrain avec la DRAAF. La cuma de Saint Bonnet le Château, dans la Loire, recevait les participants en présence des adhérents, de cuma voisines et de responsables du réseau cuma.

Rencontre et échanges entre la frcuma AuRA et la DRAAF sur l'accompagnement des projet en cuma sur le site de la cuma de Saint Bonnet le Château dans la Loire

Une trentaine de personnes était réunie au hangar de la cuma de Saint Bonnet le Château qui recevait la DRAAF avec son directeur régional Michel Sinoir. La cuma de Saint Bonnet le Château est une cuma qui expérimente. Une réaction face au changement climatique et à la crise structurelle. Les adhérents ont favorisé l’autonomie alimentaire en améliorant la qualité des prairies.

Labellisée GIEE en 2016, un travail a aussi été réalisé sur la chaine de récolte. «Aujourd’hui, nous nous sommes donné les moyens de réussir un ensilage de qualité» témoigne Frédéric Chouvelon, président de la cuma. «Nous cultivons donc moins de maïs, sensible aux sécheresses répétitives, achetons moins de soja. Plus de prairies c’est aussi plus de carbone stocké.»

Des projets, la cuma en a en réserve. «Pour les mener à bien, nous avons besoin d’accompagnement extérieur car nous sommes déjà très pris par le travail sur nos exploitations.»

Labellisée GIEE en 2016, la cuma de Saint Bonnet le Chateau dans la Loire a notamment travaillé sur l’autonomie alimentaire en améliorant la qualité des prairies.

Cuma qui expérimente: des aides pour financer la matière grise

Pour Daniel Petitjean, président de la frcuma AuRA, «on voit bien que les cuma ne sont plus seulement des groupes qui partagent du matériel. Ces collectifs et notamment les jeunes, vont devoir relever les défis du changement climatique et des attentes sociétales. On s’aperçoit que si on veut emmener l’agriculture vers l’agroécologie, les collectifs sont une force. Mais il faut nous donner les moyens de pouvoir le faire. Nous avons aujourd’hui des outils comme les DiNA. Ils permettent de mettre au jour des projets, de mettre en route des GIEE. Il faut ensuite mettre un plan d’action en place pour réaliser ces projets.

Mais quand il n’y a plus d’accompagnement extérieur, la dynamique retombe. Nous souhaiterions un financement pour accompagner ces projets. Les pouvoirs public ont l’habitude de financer du concret, du matériel, des bâtiments. Quand il faut aider financièrement de la matière grise, de la réflexion, de l’échange, de l’animation, de l’accompagnement, il n’y a pas de solution aujourd’hui. »

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La cuma: un outil pour l’installation

Les jeunes agriculteurs installés en cuma participaient aussi à cette journée. Leurs témoignages ont montré l’importance de la cuma comme outil d’aide à l’installation. Certains ont souligné que «sans la cuma, jamais je n’aurais eu la capacité financière suffisante pour m’installer.»

C’est encore plus vrai pour ceux qui ne sont pas issus du monde agricole. Mais pour cette nouvelle génération, «la cuma ne représente pas seulement une mutualisation du matériel. Elle apporte une ouverture d’esprit. Il va falloir aussi travailler ensemble pour répondre aux attentes sociétales.»

Pour cela, «la cuma est aussi un groupe dans lequel on échange. Un groupe dans lequel nous mettons en commun nos expériences pour avancer.» Beaucoup constate aussi que durant leur formation, les cuma ne sont pas à l’ordre du jour.

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