« Pas de cuma sans tracteur !? »

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« Pas de cuma sans tracteur !? »

Le tracteur est complémentaire d'une bonne organisation de la cuma, et donc de qualité du service aux adhérents (©Entraid).

L’assemblée générale de la fédération des cuma Normandie ouest le 5 février 2026 à Macé met le tracteur au milieu de la cuma. Il est en effet à la base d’une organisation efficace et économique des groupes.

Au pays champion de la charge de mécanisation, les fermes sont riches de perspectives de développement. « En moyenne nos exploitations ont chacune à gagner 15 000 € d’économie sur la charge annuelle de mécanisation », souligne en effet le secrétaire général de la Fncuma Pierre Supervielle, devant l’assemblée générale de la fédération de proximité Normandie ouest. Retour sur la réduction des charges de mécanisation.

Un pas vers la réduction des charges de mécanisation

Le 5 février 2026 à Macé (61), le cumiste du Sud-Ouest détaille notamment l’avancée majeure que le crédit d’impôt à la mécanisation collective représente. « C’est un total de 30 M€ qui ira dans les poches des agriculteurs qui mutualisent du matériel », résument en écho les responsables locaux.

Cet aboutissement d’un chantier ouvert en 2021 avec la grande consultation « donne de l’intérêt au collectif et à la diminution des charges de mécanisation des exploitations. »

Administrateurs de la fédération de proximité normande

Les administrateurs de la fédération des cuma Normandie ouest ont mis le tracteur au menu de l’AG 2026 (©Entraid).

Pierre Supervielle indique ensuite des ordres de grandeurs : « La mécanisation pèse en moyenne 25 et 35 % des charges globales quand nos voisins sont autour de 20 %. Il est temps de réagir ! »

Dans la mesure où elle génère un tiers des charges de mécanisation, l’assemblée normande cible la traction en premier lieu. « Quand on sait que l’amortissement représente 70 % de la charge du tracteur, on voit tout l’intérêt de le mutualiser », ouvre encore son invité. « Or sur les 900 000 tracteurs agricoles en France, le parc cuma n’en compte que 7 000. »

Mutualisation du tracteur : un atout pour le collectif et pour ses membres

La fédération de proximité compte une quarantaine de nouvelles activités ‘traction’ chez ses adhérentes. « N’oublions pas la quinzaine d’engins en location », glisse encore son directeur Étienne Fels.

Pour autant, « seulement 40 % des cuma en Normandie ont un tracteur », pointe son président Rodolphe Lormelet. Il rappelle par ailleurs le thème incitatif de cette réunion 2026 : ‘Pas une cuma sans tracteur !?’.

Pierre Supervielle

« L’avenir est au tracteur de cuma », indique Pierre Supervielle, secrétaire général de la Fncuma (©Entraid).

Actuellement l’emploi, le tracteur, et le bâtiment sont les trois briques essentielles du développement des cuma. Constat fait, le représentant souligne que les deux derniers sont « les grands absents du soutien NAI. Nous souhaitons que les tracteurs et les bâtiments de cuma puissent réintégrer la liste des investissements éligibles. Ce sont clairement des aides importantes pour les exploitations. »

La délégation rend efficace les matériels

À la fois un challenge, sauter le pas de la traction est un moyen de fluidifier l’ensemble des activités. À l’extrême, la cuma s’ouvre le chemin vers l’offre de délégation. Jérôme Renard est animateur cuma dans la Manche. Il propose une comparaison.

En prestation complète, le volume annuel d’une activité lisier est un tiers supérieur à celle où le matériel est proposé seul. En d’autres termes, « on peut estimer pour un éleveur avec 100 vaches laitières qu’il économisera 1 800 €/an sur le coût d’épandage. Et 70 h de travail dans le premier cas. »

Un deuxième Ara entre en piste
L’assemblée générale est l’occasion aussi de parler des projets actuels. Dans l’Orne, la cuma départementale présentait ainsi de la mise sur pied d’un nouveau collectif de pulvérisation ultra localisée. « Une vingtaine de cuma sont déjà partantes et nous cherchons toujours des hectares » explique Christophe Gorju, délégué du comité Orne. La mise en service est espérée sur le mois de mars, avec une prestation ciblée sur la prairie. « Nous projetons aussi cette année d’organiser une expérimentation de désherbage en culture de maïs avec plusieurs matériels dont celui-ci. »

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :

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