La ferme France récompensée dans toute sa diversité et son panache. Voilà 3 prix PNDA

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La ferme France récompensée dans toute sa diversité et son panache. Voilà 3 prix PNDA

La Ferme de La Bâtie reçoit le prix PNDA de la transmission 2026. (© Ferme de La Bâtie)

L’édition 2026 des Prix nationaux de la dynamique agricole saluent un engagement fort de fermes qui voient leur prise de risque récompensées. Autant de projets agricoles soutenus par des hommes que par des femmes sont mis à l’honneur. Et de tous les horizons.

Il faut croire en ses idées pour se lancer. Une fois de plus, les prix nationaux de la dynamique agricole (PNDA 2026) ont récompensé le 4 février 2026 à Paris l’ambition, le travail et les résultats d’agriculteurs qui, un jour, ont rêvé de réaliser leur propre idée de ce que doit être la production agricole. Et qui se sont donnés les moyens de réaliser leur rêve et y sont parvenus. Tout cela bien sûr, accompagnés financièrement de leur banque, le réseau Banque populaire Caisse d’épargne. Car dans ces PNDA, c’est le rôle de ces caisses régionales et locales de faire remonter, et ébruiter des exemples de fermes toutes plus inspirantes les unes que les autres. In fine, un jury pluri professionnel tranche. Et le résultat met à l’honneur en 2026 des dossiers agricoles toujours plus ambitieux, humains, et heureux. Focus sur 3 d’entre eux.

Des lauréats de la Martinique à l’Alsace, en collectif et en passassions de passions agricoles

La preuve avec le domaine de la Vallée, en Martinique. À la tête de son exploitation, Anaïs Chardon a de l’énergie à revendre. Pas moins de 17 ha de fruits et épices menés en bio, agri tourisme, restauration avec les plantes cultivées sur site, Anaïs pousse encore plus loin l’aventure agricole reprise de ses parents. Et elle s’investit comme élue chez les JA et développe la filière vanille pour la structurer. Une aventure également collective avec 4 autres personnes impliquées dans les activités de la ferme et nombre de salariés.

Son crédo, « pas de pays sans paysan », défend-elle sur le podium à la remise de son prix à Paris, au siège de BPCE. Elle réaffirme aussi une évidence parfois oubliée des grands discours, « nous sommes architectes du paysage et nous nourrissons la population ».

Une agricultrice fière de son métier et de ses actions et qui continue de poursuivre ses rêves. Un PNDA catégorie « transitions » bien vu pour cette exploitation. Et « le premier pour les outres-mers » précise-t-elle, en 34 éditions !

Une affaire de transmission et de démultiplication tous azimut aux PNDA 2026

Dans la Drôme, il n’était pas évident pour Jean-Louis Mancip et son épouse bretonne Marie-Armèle de voir la ferme de noix, céréales et ovins être reprise par leur 3 filles. Mais le sort leur a joué un tour. Car de fil en aiguille, l’une puis l’autre reprennent le flambeau de « La Bâtie ». La dernière y est salariée.

Leur secret ? Du caractère, et de beaux projets. Car la famille la joue collectif. « Nous prenons toutes les décisions ensemble, confie Jean-Louis, rien ne se décide dans cette ferme sans l’accord de tout le monde ».

Moulin pour produire l’huile de 10 % des noix récoltées, ferme auberge et agri tourisme, etc. En plus du collectif, Marie-Armèle explique qu’elle a souhaité que leurs filles fassent leur propre choix. « Elles sont parties faire des études et ont eu d’autres expériences avant ». Ou de l’auto-détermination. Et les filles sont revenues la tête pleine, et les envies fortes.

Le 4 février 2026 au soir à Paris, la famille resplendit. On ressent la fierté des 5 et le bonheur de voir leurs décennies d’efforts et d’aventures récompensées. Là aussi, un PNDA « transmission » amplement mérité.

prix PNDA 2026

Photo de famille des 6 projets agricoles lauréats des prix PNDA 2026 décernés ce 4 février à Paris. (©Entraid)

« Transmettre une meilleure valeur à la génération suivante »

Côté PNDA catégorie « revenu », l’un des lauréats est une lauréate, ici aussi. L’exploitation alsacienne Régal des champs est récompensée pour son investissement et son changement d’échelle.

Alors qu’elle expérimentait quelques ha d’oignons et de carottes de plein champs à côté de céréales dans les années 90, la ferme en HVE 3 en exploite aujourd’hui 25 % de sa surface. « Mais cela représente 75 % du revenu », explique Christian Erhart, le père de Charline qui mène maintenant la barque.

Des chambres froides aux trieurs optiques, plusieurs investissements lourds ont dû être menés et raisonnés, notamment par Charline. Et la prise de risque paie. Car Régal des champs écoule plus de 80 % de sa production dans les GMS alentour et de la région.

Les associés comptent maintenant réduire un maximum les intrants. Là aussi, un investissement technologique est en réflexion. « Notre défi, c’est pérenniser l’exploitation, confie Christian lors de la soirée de remise des prix. Cela dans le but de transmettre une meilleure valeur à la génération suivante ». Un objectif déjà atteint. La salle (à nouveau) applaudit chaudement les lauréats.

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