« 20 à 25 u/ha d’économie avec Farmstar CHN »

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« 20 à 25 u/ha d’économie avec Farmstar CHN »

Pierrick Noël a été épaulé par Kévin Aubry, technicien de la coopérative Eureden pour se lancer dans la modulation de dose avec le nouvel outil Farmstar CHN. (©Michel Portier)

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec du Saudrais a adopté la modulation intraparcellaire du dernier apport sur blé via l’outil de pilotage dynamique Farmstar CHN. Il a opté pour un épandeur d’occasion afin de limiter les coûts.

Utilisateur de Farmstar depuis plusieurs années, Pierrick Noël a fait partie des cinquante agriculteurs retenus par Eureden pour tester la nouvelle version CHN sur la campagne 2024-2025. « En plus d’améliorer la précision des apports, cela me donnait l’opportunité de passer à la modulation de l’azote. Une pratique en phase avec l’hétérogénéité de profondeur de sol de notre parcellaire », observe l’agriculteur installé en Gaec avec Hervé Guilloux sur une ferme de polyculture-élevage à Trémeur dans les Côtes-d’Armor. Mais son épandeur centrifuge vieillissant n’était pas compatible. « Sachant qu’avec une centaine d’hectare de cultures, il m’est impossible de rentabiliser un appareil neuf. »

Un épandeur d’occasion pour franchir le cap

épandeur Kubota DSM-W

L’épandeur Kubota DSM-W, acheté 11 000 euros d’occasion, bénéficie de la fonction Geospread donnant accès à la coupure de sections et à la modulation de dose. (©Michel Portier)

Il s’est ainsi orienté vers un modèle d’occasion âgé de 5 ans : un Kubota DSM-W Geospread de 2 450 l intégrant la pesée, la coupure de section et la modulation. « Je l’ai acheté 11 000 €. Il épand l’ammonitrate sur une largeur de 28 m de manière très homogène, grâce notamment à la coupure de section devenue indispensable dans nos petites parcelles biscornues », décrit Pierrick Noël. Il utilise sa console de guidage Trimble pour le signal GPS, même s’il regrette de ne pas pouvoir connecter directement l’antenne au terminal Kubota.

La prise en main de ce nouvel outil a été rapide. « Il suffit de bien caractériser l’engrais en mesurant sa granulométrie et son poids. Une fois qu’il est identifié dans la base de données, on obtient toutes les consignes de réglage. Attention toutefois à penser à mesurer la distance entre l’antenne GPS et le point de projection de l’engrais le plus éloigné. J’ajoute aussi une marge de 15 cm pour compenser les 20 cm d’imprécision du signal GPS gratuit. »

Deux parcelles de blé modulées au troisième apport

Pour cette campagne de test, Pierrick Noël a modulé son troisième apport d’azote. Et ce, sur deux parcelles de blé de 14 ha et 12 ha. « J’importe la carte de préconisation, fournie par mon technicien Eureden, dans le terminal via une clé USB, en veillant au bon format. »

Le modèle agronomique Ferti-Adapt CHN développé par Arvalis autorise un pilotage dynamique en simulant les besoins de la culture au fil de sa croissance, grâce notamment à un suivi satellitaire régulier et à une connaissance précise des données climatiques. « Il prend mieux en compte la part d’azote organique fournie par le deuxième apport sous forme de lisier de porcs », indique l’exploitant.

Modulation de azote : économie et moins de verse

carte de dose d'azote interparcellaire en kg N/ha

La carte de modulation du troisième apport d’azote traduit l’hétérogénéité de la parcelle. Ponctuée de zones séchantes et d’autres plus mouillantes, offrant un potentiel variable selon la pluviométrie. (©Entraid)

Sur la première parcelle (précédent maïs grain), après un premier apport de 36 unités d’azote (ammonitrate 33,5 %) mi-février. Suivi de 27 m³/ha de lisier (3,5 U/m³ mesurées dans la fosse) mi-mars. Le second apport minéral a été modulé mi-avril. « La dose d’azote a varié de 10 à 50 kg/ha selon les zones, avec une moyenne de 24 unités sur l’ensemble. »

Sur la seconde (précédent colza), après un apport initial de 44 unités, les doses ont varié de 10 à 70 kg/ha. Tout cela pour une moyenne de 50. « Sans modulation, je serais parti sur la dose maxi et aurais donc perdu 20 à 25 unités d’azote. » Les résultats de la modulation sont concluants, l’objectif de rendement de 95 q/ha ayant été respecté. « J’ai aussi réduit le risque de verse et amélioré l’homogénéité de la récolte. »

Satisfait, Pierrick Noël pense reconduire ce service (15 €/ha) en l’étendant à d’autres parcelles. Il attend la nouvelle interface Farmstar pour gagner en autonomie.

Le Gaec du Saudrais en chiffres

  • 2 associés, 1 salarié et 1 apprenti
  • 115 ha de SAU (45 ha de blé, 35 de maïs, 16 de colza, 5 de pois et le reste en herbe)
  • 200 truies naisseur-engraisseur
  • 65 vaches laitières

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