En Bourgogne Franche-Comté, comme dans de nombreuses régions de France, les trésoreries des agriculteurs sont mises à mal. Alors, tous les leviers sont bons à actionner pour faire des économies. Les apports d’engrais en font partie. Samuel Maréchal, agriculteur et membre de la cuma Fertichamp nous explique son choix. Retour sur la stratégie des apports d’engrais.
Chacun sa stratégie pour ses apports d’engrais

Face aux prix élevés des engrais, chaque agriculteur opte pour une stratégie. Qu’elle soit à la hausse ou la baisse, elles se justifient toutes. (©Entraid)
« Après la bonne année de 2023, nous payons encore aujourd’hui les frais. Et ce, sans avoir eu de bonnes récoltes, ni de bons prix par la suite. Pour autant, je ne compte pas lésiner sur les apports d’engrais. Selon moi, la stratégie se gère au long terme. Nous avons déjà testé de faire l’impasse sur les engrais de fond comme nous prédisait la technique de non travail du sol, nous avons vus nos rendements diminuer. On ne comblait pas les exportations. Depuis cinq ans, nous essayons de fournir à nos sols du phosphore et de la potasse avec des produits pas trop onéreux. Et le résultat est là, nous voyons les rendements progresser.
Quand à l’engrais azoté, par chance, nous l’avons acheté il y a un an. Lorsque les prix étaient corrects, à 317 €/ la tonne d’azote liquide. Coup de chance, nous avons payé l’engrais qu’à la livraison, en décembre 2025. De manière générale, nous essayons de nous couvrir en intrants assez précocement pour éviter de se retrouver au pied du mur et ne plus bénéficier de tarifs avantageux. »
Une baisse en vue
Antoine Bauquis, lui a acheté son engrais avant la fin de l’année. Mais les prix avaient déjà progressé. Il n’a pas le même avis et se justifie. « Si mes collègues n’envisagent pas de revoir leurs doses, moi si. J’estime qu’aux vues du prix des céréales, ce ne serait pas rentable de miser sur une qualité supérieure qui me coûterait cher. Je ne cultive que très peu de surfaces de cultures de vente car le reste est utilisé pour la production de fourrage de mon élevage. Ce n’est pas avec les cultures de vente que j’assure ma marge. »
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