Connaissez-vous la silphie?

En trois ans à peine, Silphie France revendique avoir contribué à l’implantation de plus de 3.000ha en France. L’opérateur spécialiste de cette culture pérenne destinée à une valorisation énergétique ou en alimentation animale poursuit son travail de promotion et d’accompagnement technique de la culture.

La première vocation de la silphie est énergétique. Elle peut aussi rendre des services en fourrage. Dans les champs, elles propose de nombreux atouts (©Silphie France).

Quels sont les intérêts de la silphie? Avec deux récoltes par an (début juin et fin septembre), la silphie est un ingrédient potentiel des rations de ruminants selon Silphie France. Le promoteur qui met en avant un potentiel de rendement de 20tMS/ha. Le tout, avec un atout sur le plan de la sécurisation vis-à-vis des risques climatiques. «Elle résiste bien aux aléas climatiques. Qu’il s’agisse d’épisodes de sécheresse, ou de gel jusqu’à -40», comme à de la pluviométrie excessive. «Elle peut résister 2 mois et demi en étant immergée.» Amédée Perrein, co-fondateur de Silphie France, souligne : «Forts de notre expertise, nous pouvons accompagner les agriculteurs pour les aider à implanter et à entretenir cette nouvelle culture aux multiples facettes.»

Parmi les intérêts de la silphie: un potentiel de rendement de 12 à 20tMS/ha

La première vocation de la silphie reste bien la production énergétique. «D’après les premiers retours que nous observons, nous sommes à 0,70 ou 0,75 UF», mesure Maxime Rigault, Délégué régional de Semental en Bretagne. À l’inverse, en production de biogaz, la culture pérenne affiche de belles promesses par rapport aux annuelles telles que le maïs. Et dans ce contexte, une seule récolte par an suffit. «Si on compte un apport de fertilisant», en croisière, la plante aux éclatantes fleurs jaunes demandera «deux interventions par an, au maximum», poursuit Maxime Rigault.

Valoriser des parcelles séchantes, éloignées ou sans traitement

Outre l’intérêt de valoriser des parcelles éloignées, «en cultiver à proximité des habitations peut être un plus.» D’une part il y a l’absence de traitement phytosanitaires. Et de par ses qualités visuelle et mellifère, la silphie a les arguments pour embellir la vitrine de l’agriculture et de la méthanisation. Mais elle se mérite. Dans une brochure explicative, Silphie France reconnait que «la perte financière de la 1ère année» pose un frein à la mise en culture.

Entre 0 et 0,5cm en profondeur de semis

Le coût d’implantation avoisine 1.900€/ha. Il est notamment pénalisé par un taux de levé assez moyen, de l’ordre de 60%. Pour la qualité de répartition, et pour ouvrir la voie à la bineuse, «on conseille de l’implanter avec un semoir monograine. Mais de manière très superficielle», explique le représentant de Semental. Amédée Perrein reprend: après un semis au mois de mai, «la première récolte n’interviendra que fin août l’année suivante.»

En même temps, il pointe déjà une première réponse simple pour palier cette carence de revenu: «Il est possible de semer la silphie avec un maïs à une densité inférieure à 75.000grains/ha.» En un seul passage, l’agriculteur sème ainsi une culture annuelle classique et la pérenne qui prendra la relève, Et ce pour au moins la quinzaine d’années suivantes.

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