Ce mois-ci, l’actualité des initiatives locales issues du réseau des cuma est très dense et couvre l’ensemble des secteurs.
Fruité mais sacrément engagé

Gros coup de chapeau à celles et ceux qui savent que « le lait d’un producteur seul n’a pas de valeur ». Ils étaient invités à témoigner de leur engagement à l’AG de l’Union des cuma des Pays de la Loire : Catherine Gaubert et Christophe Defert, respectivement directrice et président de l’Union des coopératives Juramont dans le Jura du comté, laquelle regroupe 18 fruitières.
Une structure qui pèse 12 % de la filière (imaginez tout ce comté…). Et pour autant, « ce sont les administrateurs qui « mouillent la chemise » et « assurent le pilotage », souligne Catherine Gaubert.
Tracteur anonyme

Dans le Cantal (encore un bien beau pays de fromage), la cuma du Mai d’Or a renouvelé son tracteur en faisant anonymiser les devis.
Après avoir rédigé un cahier des charges précis, « guidé par le besoin d’obtenir le prix d’utilisation le plus faible », selon son président François Hivernat, le process a permis de tenir à distance les options gadget.
En deux heures, les neuf décideurs ont examiné 4 devis anonymisés par leur animatrice de fédération de cuma. Le choix s’est finalement porté sur un T7 245 de New Holland. Surprise !
Clic-clac, c’est dans la boîte !

Dans la Creuse, deux cuma travaillent ensemble, avec 60 adhérents et une centaine de matériels. Pour organiser tout cela, elles ont adopté le logiciel Mycuma planning et travaux pour réserver les matériels et enregistrer le temps de travail des deux salariés.
Les cuma Chambonchard et Evahonienne ont par contre exclu de la réservation les travaux de récolte comme la moisson, l’ensilage et le pressage haute densité, pour lesquels les responsables ont besoin de garder la main pour rester très réactifs en cas d’aléa.
En l’air mais protégés

Les cuma sont assez avantageuses pour permettre aux agriculteurs d’accéder à des nacelles pour travailler en hauteur en sécurité, soulignaient les animateurs de la Frcuma des Hauts-de-France lors d’une journée dédiée.
Même si elles demandent pas mal de créativité aux responsables pour financer ce type d’outils qui décote très vite, avec 10 000 € de reprise au maximum. Forfait avec ou sans tarification supplémentaire à la SAU, à l’heure ou au kilomètre, il y en a pour tous les goûts.
Énorme point de vigilance aussi pour ces matériels concernant les règles d’utilisation, qui doit être strictement professionnelle et réservée à l’adhérent. Il en va de la responsabilité de la cuma, qui peut être engagée sur des accidents, souvent graves.


![[Exclu abonnés] Ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine dans l’agriculture](https://www.entraid.com/wp-content/uploads/2025/12/OUVERTURE-NL-Reso-350x197.png)


