La marque Bio cohérence regarde en Europe et en région pour réussir son développement

Quand les producteurs prennent en main la valorisation de leur travail. Deux exemples se présentaient ensemble sur un salon bio en Bretagne, dont la marque privée française Bio cohérence.

Jan Plagge (à gauche), président de Bioland, est venu présenter la marque privée de producteurs allemands sur un salon bio français, à l’invitation de Bio cohérence et de son président, Alain Delangle.

La bio change d’échelle et ses acteurs veulent construire une réussite durable. Il y a 6 ans, Bio cohérence voyait le jour lorsque la France perdait la maîtrise de son logo officiel au profit de l’échelon européen. Aujourd’hui, la marque au logo vert rond, forte de 550 adhérents s’est installée. Et pour démontrer que les marques privées biologiques ont leur place dans l’écriture de l’histoire de la bio, Alain Delangle, producteur laitier normand et président de Bio cohérence, avait invité une marque allemande à présenter sa réussite, à l’occasion d’une conférence au salon « La terre est notre métier » (Retiers, 35) en septembre.logo-bioland

6.000 adhérents bien reconnus

Quand l’éleveur français considère que le monde de la bio «a la responsabilité d’inventer l’économie de demain», Jan Plagge, le président de Bioland, complète : «Si l’on se contente d’être simple producteur de matière première, on ne peut pas sortir du système et apporter une réelle solution.» Il conforte la logique de la marque française qui reste maîtrisée par ses producteurs bien qu’elle associe d’autres acteurs économiques.

Bioland, 6.000 adhérents, est une des marques de la bio outre-Rhin. Elle est en tout cas celle qui a la plus forte notoriété (65% de reconnaissance) derrière le logo bio national (94%), loin devant le visuel européen (moins de 40%). «C’est le résultat de notre travail depuis 40 ans», souligne Jan Plagge en précisant que les lignes conductrices du mouvement émanent du terrain. «Notre message premier est que nous avons un standard plus élevé que le cahier des charges européen. Communiquer sur notre exigence est une chose que nous devons continuer à faire.»logo-bio-cohérence

Tentation du local

En France, «le changement d’échelle impose de développer un discours au niveau national», estime Alain Delangle, qui est aussi administrateur de la Fnab. «La demande du consommateur est toujours un peu plus exigeante. Il y aura toujours de la place» pour une segmentation qui pourra être nationale, voire régionale. Car Bio cohérence envisage de rendre possible des déclinaisons régionales pour ajouter la notion de proximité au bouquet de ses arguments.

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