Nouvelles orientations pour Maschio-Gaspardo

Après une crise en 2015, le groupe Maschio-Gaspardo s’est profondément transformé. Il poursuit la modernisation de son outil de production.

Illustration pédagogique pour les visiteurs, sur la construction d'un élément MTR : pièces de fonte achetées, pièces forgées, pièces usinées.

Au début des années 2010, le groupe italien Maschio-Gaspardo a procédé à plusieurs acquisitions de constructeurs voisins et noué des accords commerciaux. Ces opérations lui ont permis d’étendre largement sa gamme d’outils: pulvérisateurs Unigreen, charrues et houes rotatives Moro Pietro, presses Feraboli.

Trop de stock

A l’époque, Maschio-Gaspardo avait pour politique de constituer du stock afin de pouvoir toujours répondre à la demande. Malheureusement, cette forte croissance menée dans ces conditions s’est heurtée à une baisse du marché. Dès 2014, le groupe s’est retrouvé très endetté. En 2015, une nouvelle génération de dirigeants a pris les rênes de l’entreprise, en l’occurrence Andrea et Mirco Maschio. Avec le soutien de deux banques publiques régionales, ils ont mis en place un plan de redressement. Ils ont fermé 4 usines sur 12 et rationalisé la répartition des activités entre elles.

En Italie, l’une des cinq centralise l’essentiel de la fabrication proprement dite. Les autres se spécialisant dans l’assemblage. Compte-tenu de la saisonnalité des ventes de matériel agricoles, elles se répartissent au mieux la charge de travail.  Six des 9 magasins de pièces ont été fermés, dont celui de France. Avec la rapidité des transports aujourd’hui, la qualité de service n’en a pas souffert. De toutes façons, aucun magasin, hormis le principal, ne pouvait  disposer de l’intégralité du catalogue.

2100 employés

Quelques matériels basiques sont désormais fabriqués dans des filiales hors Italie. Aujourd’hui, l’endettement a baissé de manière significative. Le chiffre d’affaires a retrouvé son maximum historique de 2014, au-dessus de 300 millions d’euros. Et l’essentiel se réalise à l’export.

Le groupe emploie environ 2100 personnes, dont une petite moitié hors Italie (Roumanie, Chine, Inde). Bien qu’ayant reçu des offres de rachat de la part de plusieurs tractoristes, les frères Maschio veulent conserver la caractère familial de l’entreprise que leur père et leur oncle ont monté en 1964. Les parts de marché respectables obtenues en France comme en Allemagne confirment un bon niveau de qualité du matériel.

usine Maschio Gaspardo Andrea Maschio et Michel Schietequatte

Andrea Maschio, co-actionnaire et responsable technique de l’entreprise, et Michel Schietequatte, responsable de la filiale française.

 

En France, la filiale dirigée par Michel Schietequatte a quasiment doublé son chiffre d’affaires sur les 4 dernières années. Elle cherche de plus en plus à s’appuyer sur des concessionnaires engagés. C’est une condition nécessaire pour affiner les prévisions de ventes et piloter au plus près l’activité des usines. Tous les constructeurs adoptent d’ailleurs cette posture. Ils ne peuvent plus se permettre de fabriquer pour remplir les parcs. Ils veulent des bons de commande signés ou de l’anticipation de la part des concessionnaires.

En complément, les dernières nouveautés produits chez Maschio-Gaspardo: évolutions du Gigante Pressure pour semis direct, semoirs monograines rapides Chrono, semoirs mécaniques Dama Plus.

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