Collecte des plastiques agricoles: le Tarn et ses cuma à fond la caisse

L’édition 2019 de la collecte des plastiques agricoles dans le Tarn a été la meilleure jamais réalisée. Avec 412 tonnes, la fédération des cuma pulvérise son record. Malgré ce succès, le plongeon des prix de reprise de ces matières plombe l’opération.

Globalement, en prenant en compte l'ensemble des matériaux récoltés, Adivalor annonce un taux de recyclage de 80%.

Les agriculteurs tarnais ont fait fort cette année. Jamais le réseau cuma et ses partenaires agricoles n’avaient collecté autant de plastiques agricoles pour les recycler.

“Alors que la crise du recyclage (des plastiques agricoles) bat son plein, notre opération annuelle bat des records”: triste paradoxe sur lequel  la fédération  ouvre son bilan annuel sur ce triste paradoxe.

La Chine a fermé ses frontières à l’importation de ces matières et l’Europe doit aujourd’hui construire sa propre un filière. Ce qui est difficile sur le très court terme.

Sur le même sujet : Le recyclage des plastiques agricoles dans l’impasse

Avec 412 tonnes collectées dans ce département d’élevage, la fédération et ses partenaires ont collecté 211 tonnes de films d’enrubannage (+20% par rapport à 2018), 84 tonnes de bâches d’ensilage (+10%), 57 tonnes de ficelles et 60 tonnes de filets.

40 000 € de budget

Le budget total de l’opération a atteint cette année 40 000 €, et recouvre le temps des responsables des sites de collecte, la logistique, les transports, l’animation fournie par la fédération des cuma du Tarn (organisation, communication, suivi des transports).

La fédération souligne que “l’implication des partenaires techniques et financiers* est constante depuis 19 ans.” Adivalor prend en charge 60% des frais liés à la collecte, les coopératives 11%, les collectivités et Trifyl 17%, et enfin la fédération des cuma 12%.

Un soutien indispensable, réagit la fédération, qui couvre tout juste les frais engagés. Elle souligne que la pérennité de cette opération, qui est pourtant un succès, est remis en cause.

“Le niveau de valorisation des matières collectées a largement diminué” explique-t-elle, en raison  de marchés saturés en plastiques usagés, auparavant absorbés par le marché chinois. “Seules les ficelles sont encore valorisées, les autres plastiques ne le sont plus.”

*Adivalor bien sûr, mais aussi les coopératives agricoles du secteur et les communautés de communes

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