La septoriose inquiète Arvalis

En 2016, la pression "septoriose" était extrêmement forte. Avec 25 q/ha de réponse à l’utilisation de fongicide, pour un rendement maximum observé dans les essais de 70 q/ha, la nuisibilité potentielle des maladies foliaires est estimée à 36% du rendement, soit la valeur la plus importante de ces treize dernières années. Elle est supérieure à celle observée en 2008 (27 q/ha soit 28 %) ainsi qu’à la moyenne pluriannuelle de ces dernières années (18 q/ha soit 20 %).

La septoriose a atteint un niveau de 25q/ha dans certaines régions cette année.

En présentant le bilan des expérimentations menées par Arvalis sur les maladies des céréales à paille en 2016, Jean-Yves Maufras, ingénieur à l’Institut du Végétal, n’a pas caché son inquiétude face au développement de souches résistantes de septoriose, en particulier dans le nord de la France. « Le parasite présente une forte nuisibilité, touchant environ 25 quintaux à l’hectare en 2016 », a-t-il expliqué. En cette année marquée par des rendements bas, cette nuisibilité atteint 36% de la récolte.

Mutation

Ce qui inquiète particulièrement les ingénieurs, ce sont le développement des souches Mdr et TrimRe, résistantes au SDHI. « Il s’agit de souches évoluées qui ont fait leur apparition dans le nord en 2012 et qui, depuis, ne cessent d’évoluer et de s’étendre sur le territoire français », explique Jean-Yves Maufras. Selon lui, des fongicides tels que les triasoles vont être de moins en moins efficaces.

Un seul passage de SDHI

Arvalis recommande de ralentir la pression de sélection pour prévenir le développement de la résistance, et de diversifier autant que possible les moyens d’action. Enfin, l’Institut insiste sur le fait de limiter l’utilisation de SDHI à un seul passage « car si une résistance se développe, il n’y aura plus rien ».

Piétin

Quant aux autres maladies, les résultats d’essai Arvalis en 2016 montrent une forte présence du piétin échaudage. Le parasite se développe d’autant plus que les rotations conduisent à semer une céréale sur une autre céréale, d’où l’intérêt d’introduire des oléagineux ou des proteagineux. « Il est aussi possible de jouer sur les dates de semis, remarque Jean-Yves Maufras. Plus elles sont tardives, moins le parasite fera de dégât. »

Rouilles jaune et brune

La rouille jaune était très présente sur les variétés sensibles dans le Nord et en Normandie. « La race Warrior était la plus dominante », indique l’ingénieur. Quant à la rouille brune, elle a fortement touché le quart sud-ouest de la France avec une explosion après épiaison. L’oidum, qui n’aime pas la pluie, n’a pas posé de problème pour sa part en 2016.

Téléchargez le guide « choisir 2017 » édité par Arvalis selon votre région :

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