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Soja: intérêts et limites face au changement climatique

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Soja: intérêts et limites face au changement climatique

«Avec le soja, il faut de l’eau, mais pas trop pour éviter un développement trop fort de la végétation au détriment des grains», explique Samuel Marechal, président de la cuma Fertichamp.

Face au changement climatique, les cultures protéiques ont le vent en poupe, notamment le soja. Une culture qui aurait aussi un rôle à jouer dans l’autonomie protéique des élevages français. Quelles sont ses particularités? Quid du matériel? Eléments de réponse avec la cuma Fertichamp (Côte-d'Or).

«La cuma Fertichamp a été créée en 2001 autour d’une activité de broyage dans le cadre d’une réflexion sur les couverts végétaux,» présente Samuel Marechal, président de la cuma. La coopération s’est rapidement accélérée avec l’intégration des moissons et l’achat d’une batteuse en 2002, puis une réflexion vers la cuma intégrale et même l’assolement en commun pour quatre exploitations adhérentes dès 2004. Après un arrêt de la production de soja certifié non-OGM sur l’exploitation de Samuel Marechal à la fin des années 1990, le soja a intégré les terres de l’assolement commun en 2007, suite à la fermeture de l’usine locale pour les betteraves sucrières.

Le soja est rentable à 30qx/ha pour 350€/t

«Nous ne faisons pas de maïs, car nos terres sont peu adaptées et nous ne sommes pas équipés. Le soja est une culture de printemps que nous valorisons majoritairement via l’alimentation animale. En Franche-Comté notamment, le cahier des charges du Comté autorise le soja non-OGM

Le problème de cette culture est son ratio rendement/prix de vente. «Au minimum, il faut réussir à faire 30qx/ha à 350€/t. Sur l’exploitation, nous sommes habituellement entre 20 et 40qx/ha. » L’étape clé est le remplissage des grains. Autre point important, le soja a besoin d’un sol réchauffé. Initialement, le soja était produit sur les bonnes terres ou dans les terres plus moyennes (graviers) avec de l’irrigation (250mm).

Mais avec le changement climatique, le soja est désormais implanté dans les bons champs avec de l’irrigation. En effet, sans surprise, Samuel Marechal constate lui aussi les évolutions du climat sur son exploitation.

«Les événements rares deviennent de plus en plus fréquents. Avant, c’était tous les 10 ans. Désormais nous avons tous les ans un événement perturbateur: le gel, la sécheresse, l’excès d’eau, etc.»

Un investissement de 373.000€

Enfin, côté matériel, la cuma Fertichamp a investi en 2020 dans une John Deere S780 avec une coupe à tapis HydraFlex de 10,5m pour un budget de 373.000€ amorti sur 12 ans. Une barre de coupe qui amène du confort sur les chantiers.

«Elle coupe bien et se révèle aussi utile en cas de cultures versées.»

Le débit de chantier en soja est de 3 à 4ha/h.

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