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11 ans d’expérience et pas de retour en arrière

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11 ans d’expérience et pas de retour en arrière

Onze ans d’expérience avec une activité tracteur qui intègre tous les adhérents de la cuma. Le retour en arrière est inenvisageable.

Cela fait onze ans que la cuma de Carlat-Vezac dans le Cantal s’est lancée dans l’achat de son premier tracteur. Aujourd’hui, les douze adhérents de la cuma adhèrent à l’activité qui comprend deux tracteurs réalisant chacun 1 000 h/an.

« Pour le premier tracteur de la cuma de Carlat-Vezac, dix adhérents s’engagent sur un total de douze. Pour se lancer, nous avons eu du mal à planifier le nombre d’heures. On s’est retrouvé avec un petit nombre d’heures engagées. Mais nous nous sommes lancés » avoue Jean-François Bruel, président de la cuma.

Très vite à l’utilisation, le nombre d’heures dépasse les engagements. Après trois ans, suite à des ennuis mécaniques, la cuma se sépare de son premier tracteur de 150ch. « Nous avons réinvesti dans un 200ch et aussi dans un groupe de fauche de 9m. Depuis un an et demi, nous avons deux tracteurs, de 150ch et 200ch. Nous privilégions le 200ch pour le groupe de fauche. Mais les deux tracteurs travaillent avec tous les matériels que nous avons. Aujourd’hui, tous les adhérents sont dans le groupe tracteur et nous arrivons à 1000h/an/tracteur. » Avec ce nombre d’heures, le tarif est équivalent pour les deux tracteurs, soit 18€/h hors GNR.

Tracteur de la cuma de Carlat-Vezac : des gains de temps

« On ne pourrait pas revenir en arrière. Avec le premier tracteur de 150ch, il y avait toujours un tracteur disponible sur une autre exploitation pour faire tampon lorsqu’on en avait besoin. Aujourd’hui sur les exploitations, il ne reste que des tracteurs de cours de ferme de maximum 100ch avec un chargeur. Le matériel de la cuma a évolué avec la puissance des tracteurs. Ceux qui sont sur les exploitations ne sont plus assez puissants. »

Avoir ces tracteurs en cuma permet aussi de gagner beaucoup de temps sur les chantiers. « Les outils sont toujours attelés, ce qui permet de réagir rapidement pour des travaux plus tributaires de la météo que du matériel comme la fauche. Pour l’organisation, il y a certains matériels où nous avons des adhérents qui sont chauffeurs attitrés. C’est le cas pour le combiné de fauche. Cela permet de réduire les risques de casse. » Ces deux tracteurs ne peuvent pas être remplacés en cas de panne par les tracteurs des exploitations. « Nous souscrivons donc un contrat d’entretien et une extension de garantie 5 ans ou 4500h. On n’a pas le droit d’avoir de mauvaises surprises. »

GPS sur un des tracteurs de la cuma de Carlat-Vezac dans le Cantal

L’autoguidage sur le tracteur : « cela fonctionne aussi en zone d’élevage et permet un accroissement de la productivité non négligeable, avec du confort en plus. »

GPS : jusqu’à 15% de productivité en plus

Sur l’ancien tracteur, la cuma avait déjà installé un GPS simple avec une barre de guidage. « Cela nous aidait notamment avec la faucheuse. Lors de l’achat des deux tracteurs, le concessionnaire nous a fait une proposition intéressante financièrement pour de l’autoguidage. On l’a installé sur le 200 ch et la barre de guidage sur le 150 ch. Avec le temps, on regrette de ne pas avoir pris l’autoguidage sur les deux tracteurs. On s’en sert pour la fauche, le semis ou le déchaumage. On estime gagner entre 10 et 15% en productivité, c’est énorme. Avec le groupe de fauche, on fait des planches toujours justes. Plus de manœuvres, on ne s’arrête jamais. En déchaumage, on gagne facilement une dizaine de secondes en bout de raie. On gagne en temps, en confort de travail et en GNR. »

Avec 1000h par tracteur, il y aurait peut-être de la place pour un troisième ? Cela est évoqué pour avoir plus de disponibilité. « Mais il faudra que ce soit un 150ch de la même marque pour que chacun s’y retrouve. »

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