Un bâtiment sous le soleil?

Gestion économique
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La production d’énergie photovoltaïque en agriculture retrouve un certain intérêt malgré la baisse régulière des taris de rachat d’électricité.

19/01/2017 - 13:30

L’éventualité de construire un bâtiment dont le toit serait surplombé de panneaux photovoltaïques, suscite encore de l’intérêt.

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La vague d’essor de bâtiments agricoles photovoltaïques remonte à quelques années maintenant. Le prix de vente du kWh qui a culminé jusqu’à 60 ct, était manifestement très incitatif à l’époque. Depuis, le «soufflé» est retombé et on observe moins d’engouement pour ce type d’installation. Pourtant, il y aurait encore des opportunités à saisir, comme le rappelle le représentant de la société Bs Energies, basée à la Roche-sur-Yon (Vendée). Celui-ci intervenait le 9 novembre dernier, devant un panel de représentants de cuma, intéressés par des projets de construction de bâtiments.

L’intérêt économique d’une telle installation, à partir du projet de création d’un hangar, est bien sûr à étudier au cas par cas. A raison d’un prix de vente de 11,89ct/kWh (pour des installations de 36-100kWc, intégrées au bâti), garanti sur 20 ans, la vente d’électricité génère des recettes annuelles conséquentes (exemple: de l’ordre de 15.000€ par an pour une installation de 100kWc sur un bâtiment bien orienté). Mais il est nécessaire de déduire tous les frais de fonctionnement inhérents à la production photovoltaïque (assurance, maintenance, location du compteur, changement d’onduleur, nettoyage des panneaux…), les frais financiers consécutifs à l’emprunt, puis les taxes et impôts. Au final, le solde financier sera plus ou moins positif en fonction des situations. Mais cela peut couvrir une partie significative du coût initial du bâtiment. Et la rentabilité de sa propre installation photovoltaïque restera globalement plus intéressante qu’une simple location de toiture à une société spécialisée.

Le photovoltaïque retrouve un peu la lumière

Pour Eddy Prod’homme, de la société Agrisoleil basée dans la Vienne, le marché actuel du photovoltaïque en agriculture retrouve quelques couleurs en raison de la baisse du coût des panneaux. D’autre part, on espère un effort financier des pouvoirs publics dans la prise en charge partielle des coûts de raccordement. Un poste qui a connu ces dernières années des augmentations importantes. Pour le représentant de cette société, créée par et pour les agriculteurs, l’effet mutualisation reste très intéressant de manière à pouvoir négocier des conditions de prix avantageuses auprès des vendeurs et constructeurs de bâtiments photovoltaïques.

Appel d’offres

La cuma des 4 Chemins à Rorthais (Deux-Sèvres) a sauté le pas en 2016 en construisant son bâtiment avec un toit photovoltaïque. Un investissement total de 450 000 €.
Fait inhabituel : la cuma est passée par un appel d’offres national. Une possibilité ouverte aux porteurs de projets pour des installations de 100 à 500kW. Avantage: les candidats retenus vont bénéficier de tarifs de rachat de l’électricité un peu plus intéressants que les tarifs habituels.
En revanche, cette procédure impose quelques démarches supplémentaires dans le montage du dossier et est soumise à des délais de réponses de 3 à 4 mois.
  • un agri du pdd

    Investissement à bien réfléchir, il existe des coûts cachés… le raccordement en particulier est toujours une grande inconnue. L’étude doit être faite suivant les cas mais la rentabilité ,si elle n’est pas aléatoire, est toujours faible.

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