Pour semer ses 42 hectares de maïs, Frédéric Santerre a équipé son Fendt 728 d’un semoir monograine. Un Väderstad 9 rangs avec 60cm d’interang. Malgré une hausse du GNR, l’agriculteur ne change pas pour autant son itinéraire cultural : “Il n’y a pas de changement. Ça fait longtemps qu’on essaye de faire des économies. Si on peut éviter, par exemple la rotative, on le fait ! Cette année sur certaines parcelles, on est obligé… Les autres parcelles sont préparées qu’avec du vibro. Là on fait des économies de gazole. Ce n’est pas lié à l’année, c’est lié à un contexte général tous les ans. Cette année, il est encore plus important et ça montre l’efficacité de ces systèmes-là.” développe Frédéric Santerre.
De la fertilisation pour le semis de maïs

Presque toutes les parcelles de Frédéric Santerre sont dans les coteaux. ©Entraid
Une hausse du carburant qui impacte directement ses chantiers. Le céréalier a énormément de parcelles en coteaux. Ce qui accentue la consommation de GNR. Sur de grosses journées, les 500 litres des tracteurs (Fendt 728 et John Deere 8R) peuvent être vidés. Une utilisation qui se compte en plusieurs milliers d’euros à la fin. Dans le contexte actuel, les engrais augmentent également. Plus 50% pour l’azote, plus 15 à 25 % pour le phosphate et 10 à 15 % concernant le potasse.
Frédéric Santerre prévoit de fertiliser son maïs cette année. “Biensûr ! Cette année, on avait rentré l’engrais, heureusement, avant les hausses. Ça a permis de ne pas l’avoir sur nos coûts d’engrais dans les maïs et dans les tournesols”. Si le céréalier avait anticipé le contexte, il précise qu’il manquera d’engrais pour ses blés de cette année.
Les semis de maïs en vidéo
“Le vrai problème, c’est le prix des céréales”

Frédéric Santerre sème son maïs avec un Vaderstat 9 rangs (©Entraid)
Si la crise actuelle impacte durement le monde agricole et celui des céréaliers, le vrai problème n’est pas forcément le coût du carburant. “Aujourd’hui, le vrai problème, ce n’est pas le prix du GNR. C’est le prix des céréales, et même le prix des engrais. Si on pouvait l’impacter sur le prix de nos céréales, ce serait beaucoup plus facilement envisageable de se projeter.
Le prix des céréales est très bas et nous, en tant que céréalier, c’est difficile à vivre.” déclare Frédéric Santerre. Si on compare à il y a 5 ans, l’achat des semences de blés a augmenté de 25 à 30 % passant de 55 à 85 € le quintal. Le prix de vente a lui baissé passant de 210 €/t à 195 €/t.
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