La fédération départementale des cuma de Haute-Vienne tenait son assemblée générale ordinaire le 24 mars 2026 à Beynac. En marge des éléments statutaires se sont initiés des échanges sur le renouvellement des générations. Parmi les personnes présentes, certaines s’en inquiètent, que cela concerne le maintien du tissu agricole, ou plus spécifiquement l’engagement dans les bureaux des Cuma ou de leur fédération. Sébastien Sotte, président de la Fd cuma 87, comprend ce sentiment, lui qui invite avec plaisir de nouveaux administrateurs à rejoindre le bureau. Toutefois, il note du positif.
Meilleure image des cuma
L’image des cuma s’améliore, notamment auprès des jeunes et des agriculteurs non issus du milieu agricole. Le bénéfice de responsables mieux formés dans le réseau cuma du département. Pas de quoi se reposer sur de quelconques lauriers selon Sébastien Sotte : « dans un contexte économique incertain, les cuma ont des rôles importants dans l’innovation, la maitrise des charges de mécanisation et la solidarité entre exploitants. Il faut renforcer la dynamique du réseau. Nos Cuma deviendront ce que nous en ferons. »

Sébastien Sotte (deuxième à droite) a présidé l’assemblée générale de la fédération des cuma de Haute-Vienne. (©Entraid Médias)
Deux bâtiments pour trois cuma
Pour illustrer les projets que les Cuma peuvent concrétiser, les adhérents de collectifs de Haute-Vienne ont visité un site comprenant deux bâtiments, mutualisés entre les cuma de Lavignac, de l’Aixette et d’Aixe-sur-Vienne. Nicolas Mousnier, président de la Cuma d’Aixe-sur-Vienne, porteuse du projet, en a expliqué les objectifs.
« Nous voulions abriter nos matériels avec un reste à charge nul. » Alors le projet s’est orienté vers deux bâtiments à toiture photovoltaïque. Chacun mesure 31 x 42 m, soit deux fois 1300 m² pour abriter le matériel, dont deux moissonneuses et une ensileuse. Chaque toit regroupe 250 kWc de modules solaires. Le raccordement est effectif depuis quelques mois.

Les recettes des toitures photovoltaïques financent les deux bâtiments de stockage de matériel. (©Entraid Médias)
Le photovoltaïque finance l’abri
L’investissement de 728 000 € ne devrait effectivement pas générer de charges. « Nous atteignons l’équilibre entre charges et recettes, aux aléas près », calcule Nicolas Mousnier. Les bâtiments inspirent divers projets. « Nous souhaitons que l’une des structures accueille un atelier et un lieu de réunion, détaille-t-il.
De même, nous voulons poursuivre l’ébauche d’un partenariat avec la Maison Familiale Rurale Périgord-Limousin, en permettant aux étudiants de profiter du lieu et des matériels. » Une façon de contribuer au renouvellement des générations.
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