Les cuma sont ambitieuses en réseau

Depuis plusieurs campagnes, elles communiquent sur leurs tarifs attractifs. Cette année, les cuma d’ensilage du Morbihan mettent aussi en avant la qualité du travail réalisé avec des chauffeurs formés et du matériel performant.

Su une bonne dizaine d'ensileuses en service dans les cuma du Morbihan, huit ont moins de deux ans. Ici, une des automotrices de l'Udcuma 56 livrées en 2019.

Où qu’il soit installé, un éleveur du Morbihan doit pouvoir réaliser son ensilage avec sa cuma. Le coût reste un argument de poids, «mais le message de cette année, c’est que la qualité du service est au rendez-vous». Plusieurs responsables du réseau des cuma dans le Morbihan ont insisté sur ce point, lors d’une conférence de presse en février.

Communication plus naturelle de l’éleveur au chauffeur

Thierry Le Corre, trésorier de la Fdcuma 56, analyse sa propre expérience: «Quand la première remorque arrive au silo, on prend le temps de regarder la qualité. Nous avons plus facilement les moyens de faire entendre nos consignes à un chauffeur de cuma.»

Les dirigeants de la fédération rappellent notamment que les chauffeurs ont accès à des formations associant machinisme et zootechnie. Et les cuma ne sont pas les dernières à s’intéresser aux innovations techniques. A Séglien, où avait lieu la rencontre, «nous avons un adhérent qui a  fait des essais et des mesures avec les experts du réseau cuma», rappelle le président de la fédération, Cédric Le Floch.  En analysant à propos des éclateurs gaufrés spiralés: «Intéressant de voir que la démarche des éleveurs dans les cuma est d’essayer, pour comprendre la technologie, avant de l’adopter.»

Les responsables du réseau des cuma morbihannais organisait une conférence de presse à Séglien en février.

Les ensileuses de cuma maillent tout le Morbihan. Cet hiver, la cuma Saint-Jean Breizh (basée à Séglien) accueillaient une conférence de presse provoquée par la Fdcuma 56 pour promouvoir entre autres la qualité du service.

Du matériel dernier cri

Alain Louis confirme: «Depuis que nous avons augmenté les différentiels de vitesses des rouleaux d’éclateurs, nous avons de très bons résultats en général. Et les groupes qui ont essayé continuent de travailler en ‘brins longs’.» Par exemple, grâce au parc de la cuma départementale qu’il préside.

Avec ses deux ensileuses qui accompagnent le développement de l’activité de plusieurs coopératives, celle-ci symbolise le maillage des groupes dans le département. Plus qu’un nombre de cuma équipées, «nous avons un réseau de machines en capacité de répondre à la demande», pointent les responsables. Ils sont convaincus de l’attrait et du dynamisme de leur offre. Dans la flotte de moins d’une douzaine d’ensileuses qui œuvrent dans le Morbihan cette année, huit ont moins de deux ans.

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