Un DiNA, pour dynamiser sa cuma

Depuis le 19 janvier, le Dispositif National d’Accompagnement (DiNA) des projets et initiatives des cuma soutient les groupes dans leurs réflexions stratégiques et leurs investissements dans un bâtiment. Des cuma, telles que celle de Virey dans la Manche, qui entreprennent une démarche prospective, pourront demain être accompagnées avec ce dispositif.

La cuma de Virey dans la Manche veut améliorer son mode de fonctionnement et réfléchir à son avenir.

On n’a pas de problème particulier, la situation financière est saine mais mieux vaut des règles écrites ! » Pour Ludovic Lhuissier, président de la cuma de Virey (50), rédiger un nouveau règlement intérieur est une priorité pour améliorer le fonctionnement du groupe. «L’embauche récente d’un salarié est une motivation de plus», appuie l’agriculteur. Une telle réflexion pourra rentrer dans le cadre du DiNA qui prévoit un accompagnement pour la réalisation d’un conseil stratégique, avec un financement à hauteur de 90% pour un maximum de 1.500 euros. Pour les cuma dont le projet aboutit à la réalisation d’un bâtiment, une aide aux investissements est possible. Ses modalités d’attribution seront déterminées en région.

Prendre le temps de la réflexion

Début février, une première réunion entre Erwan Le Naour, conseiller de la fédération de Basse-Normandie, et les administrateurs est programmée pour faire le diagnostic de leur cuma: ce qui va, ce qui ne va pas, dégager des objectifs de travail et réfléchir à l’avenir du groupe. «Au regard de ce diagnostic, la rédaction d’un nouveau règlement intérieur a été le premier objectif, souligne Erwan Le Naour. Et aussi revoir le fonctionnement de certains groupes ‘matériel ‘.» Le 1er mars, les membres du bureau se sont réunis pour réfléchir au règlement intérieur. Ensemble, ils ont débattu des règles économiques autour du capital social, des engagements «pour protéger la pérennité de la cuma». «Le paysage des exploitations évolue rapidement», constatent les agriculteurs. Plusieurs adhérents parlent d’arrêter le lait. Quels impacts cela aura sur le groupe «ensileuse» ? Comment éviter des surcoûts pour ceux qui restent ? Les éleveurs envisagent plusieurs pistes : négocier un allongement du prêt, trouver des nouveaux éleveurs intéressés, faire payer l’engagement. Le futur renouvellement du tracteur les interroge. «Avant d’investir, il faut faire un diagnostic des besoins de chacun et être sûr des engagements.» Leurs réflexions les conduisent jusqu’à évoquer les conditions de bonne utilisation du matériel. «Si les règles sont écrites, les adhérents se sentiront plus obligés de les respecter. En cas de problème, le conseil d’administration pourra s’appuyer sur cet écrit, estiment les administrateurs. Cela sera plus serein.»

L’opportunité d’être accompagné

Après un travail de rédaction, avec les conseils de l’animateur de la fédération, la cuma de Virey a prévu de se réunir en fin de saison pour faire le point sur le fonctionnement de son groupe tracteur et finaliser son règlement intérieur, avant de le présenter aux adhérents lors de l’assemblée générale. Même si, pour l’instant, le DiNA n’est pas encore connu dans tous ces détails, il représente une réelle opportunité d’être accompagné dans un moment de réflexion sur l’avenir de son groupe et, éventuellement, dans la concrétisation d’un projet bâtiment. En effet, «un temps pour se poser et réfléchir est nécessaire pour aller de l’avant»,  observe Erwan Le Naour.

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