Hangar : ils unissent leurs forces

A Saint-Drézéry, dans l’Hérault, la municipalité et la cuma travaillent de concert et sont herbergées sous le même toit : elles ont mis en commun leurs forces pour construire un hangar.

Jacques Ribeyrolles, au centre, entouré des adhérents Jean-Marie Combettes et Arnaud Hervé. Le sérieux du travail de la Cuma a su convaincre les viticulteurs du secteur de travailler avec elle. Par exemple, les vendanges sont faites en collaboration avec les caves coop pour établir le planning, avec un échantillonnage à la parcelle pour vérifier la maturité des raisins.

C’est à Jackie Galabrun-Boulbes, maire de Saint-Drézéry, et à Jacques Ribeyrolles, président de la cuma locale, qu’est revenu l’honneur d’ouvrir l’assemblée générale de la fdcuma de l’Hérault en novembre 2015. La municipalité et la cuma ont inauguré un hangar commun en 2014, «et cela se passe très bien», a précisé le maire. Ils ont dans la foulée mis en service les 700 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur le pan sud du toit et terminé cette année, la construction de l’aire de remplissage et de lavage.

A Saint-Drézéry, au nord-est de Montpellier, tous les agriculteurs de la commune -et au-delà- adhèrent à la Cuma du Bérange. Outre l’efficacité de l’organisation, la qualité du travail fourni par l’équipe et le salarié, les adhérents profitent aujourd'hui d’un hangar et d’une aire de remplissage et de lavage.

A Saint-Drézéry, au nord-est de Montpellier, tous les agriculteurs de la commune, et au-delà, adhèrent à la cuma du Bérange. Outre l’efficacité de l’organisation, la qualité du travail fourni par l’équipe et le salarié, les adhérents profitent aujourd’hui d’un hangar et d’une aire de remplissage et de lavage.

Pour la cuma du Bérange, c’est l’aboutissement de plusieurs années de travail qui ont vu le groupe tester  différentes solutions pour améliorer les conditions de travail (en particulier celles du salarié permanent) et remplir ses obligations réglementaires. Les 12 communes sur lesquelles travaille la cuma, se situent en effet dans la zone de captage de l’Etang de l’Or, d’où l’obligation de construire une aire de remplissage et de lavage des pulvérisateurs et des machines à vendanger.

Ténacité

C’est le besoin de rationaliser la gestion des machines qui a présidé à la construction du hangar. Jusqu’à présent, elles étaient stockées à différents endroits, chez les adhérents, et le salarié ne pouvait pas travailler les jours de pluie. Si la décision est prise en 2009, le groupe doit faire preuve de ténacité : le projet est d’abord rentable grâce aux panneaux photovoltaïques qu’il prévoit d’installer sur le toit. Mais le gouvernement décide de baisser le tarif de rachat garanti du photovoltaïque rétroactivement pour les projets soumis au dernier trimestre 2010 et la rentabilité plonge. Ensuite, le terrain trouvé n’est plus assez grand pour répondre aux obligations réglementaires. Au même moment, la mairie de Saint-Drézéry doit changer son local technique.

Vrai travail d’équipe

Jacques Ribeyrolles et les adhérents convainquent la collectivité – qui adhère à la cuma depuis 2012 – de construire un bâtiment ensemble. Elles travaillent de concert à faire baisser les échéances : la mairie fournit le terrain, obtient une aide pour le raccordement électrique. La cuma fait construire le bâtiment, établit un bail emphytéotique pour une partie du toit et délègue la gestion des panneaux solaires à une société. Le coût total du projet atteint 500000€, mais cuma et mairie paieront 150000€ chacune sur 20 ans, «l’équivalent d’une machine à vendanger», sourit Jacques Ribeyrolles.

 

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La cuma du Bérange en bref

• 63 adhérents (dont 37 actifs), majoritairement viticulteurs, répartis sur 12 communes. La plupart sont en cave coopérative (Montaud, Saint Géniès-des-Mourgues, Assas, Vendargues) et trois en caves particulières.

• 130000 à 150000€ de chiffre d’affaires

• 4 sections : machines à vendanger (2), traitement (un trainé et un porté), pré-taillage (une prétailleuse) et petits matériels (broyeuse, épareuse, mini-pelle…)

• Le salarié permanent peut travailler en prestation complète sur le prétaillage, les traitements, le labour, l’écimage et les vendanges, pour lesquelles des saisonniers peuvent se joindre à lui. Il y a donc du travail toute l’année.

 

 

 

 

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