Le constat est sans appel : l’azote n’est plus un simple intrant, c’est devenu de l’or. Alors que le prix de l’ammonitrate 33,5 % flirte avec les 490 €/t (soit une hausse brutale de 130 € en un an), les agriculteurs font face à un mur financier. Et Heureusement que l’entrée en vigueur du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) au 1er janvier 2026, n’a qu’un surcoût supplémentaire de 6 à 8 €/t (quand cela aurait pu être 150 euros). Dans ce contexte de volatilité extrême, la technologie n’est plus un gadget pour, mais le levier principal pour une plus grande efficience. C’est d’ailleurs l’objet d’un dossier d’Entraid Magazine de janvier 2026. Retour sur la fertilisation azotée.
Les chiffres qui donnent le vertige
La dépendance aux engrais pèse lourdement sur la rentabilité des exploitation. Voici la réalité du terrain en quelques chiffres clés :
- 16 % à 21 % : c’est la part des engrais dans les charges à l’hectare ;
- 140 kg/ha : la dose moyenne d’azote minéral épandue en France ;
- 30 à 70 % : les pertes d’azote ammoniacal lors d’un épandage de lisier à la buse à palette.
La précision comme bouclier financier
Face à l’explosion des coûts, la rentabilité se joue désormais au gramme près. L’investissement dans les nouvelles technologies offre des résultats immédiats.
- La modulation intra parcellaire : en adaptant la dose aux besoins réels de chaque zone, on peut gagner jusqu’à 60 €/ha de marge nette. On économise là où le potentiel est faible, on booste là où il est fort ;
- La coupure de sections : sur des parcelles irrégulières, cette technologie permet d’économiser entre 5 et 15 % d’engrais en évitant les recoupements inutiles ;
- L’optimisation des effluents : remplacer les vieilles buses par des systèmes d’injection ou des pendillards permet de sécuriser la valeur fertilisante du lisier plutôt que de la voir s’évaporer dans l’atmosphère.
Le collectif : l’accélérateur d’investissement
Si le prix du matériel de précision peut freiner l’élan individuel, la solution réside dans l’investissement collectif. S’équiper en collectif présente trois avantages majeurs :
- Réduction du risque financier : on dilue le coût de l’amortissement sur des surfaces plus larges ;
- Montée en compétences : le partage d’expérience permet de maîtriser plus vite les outils de cartographie et de modulation ;
- Agilité technique : le groupe devient un laboratoire pour tester les meilleures stratégies de fertilisation avant de les généraliser.
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