Dans la région des Hauts-de-France, les agriculteurs peuvent prétendre à des subventions lors de l’achat de matériels agricoles en 2026. Mais attention, seuls certains matériels sont concernés et les montants varient selon la situation de l’exploitation. Explications.
Quels sont les matériels éligibles aux aides de la Région en 2026 ?
Les matériels agricoles éligibles aux aides de 2026 dans les Hauts-de-France sont tous les outils destinés à la réduction des apports d’intrants :
- Le matériel pour le désherbage mécanique et de travail du sol ;
- Les semoirs de semis direct ;
- Les options de modulation ou de précision ;
- Les rampes sur les tonnes à lisier ;
- Les outils de GPS ;
- Les cultures de lin (presse, retourneuse, souleveuse…) ;
- La fenaison, les presses et les plateaux.
Exclusivement réservés aux cuma : les bâtiments de stockage de matériels agricoles.
Consultez la liste complète des matériels concernés par les subventions suivant vos besoins :
- Pour le volet agroenvironnement ;
- Quant à l’élevage ;
- Pour les productions végétales ;
- Pour la transformation, commercialisation.
Subventions des matériels agricoles en Hauts-de-France en 2026 : une enveloppe globale de 34 M€
Des montants divisés en quatre grandes familles qui peuvent intéresser les cuma des Hauts-de-France. L’enveloppe globale pour cette période d’aides sur 2025-2026 s’élève à 34 millions d’euros, dont un tiers réservé aux collectifs. Ce montant se répartit en quatre piliers subventionnés à différentes hauteurs.
Pour le soutien à l’élevage monogastrique, qui concerne moins les cuma, la Région va subventionner pas moins de 40% en individuel avec une enveloppe totale de 5 millions d’euros. En revanche, pour le soutien à l’élevage ruminant, chaque dossier de cuma bénéficiera d’un plafond fixé à 240 000 € et d’un plancher de 4 000 €. Toutefois, le plafond sur la période 2023-2027 s’établit à 500 000 € par demandeur. L’enveloppe globale s’élève à 15 millions d’euros.
Le végétal n’est pas en reste
Afin de développer les productions végétales, les cuma des Hauts-de-France profiteront d’un financement à hauteur de 40% (30% en individuel). Cela représente une belle enveloppe de 5 millions d’euros avec des montants de demande plafonnés à 200 000€.
Concernant les impacts agro-environnementaux, ce sont près de 60% des frais (40% en individuel) qui pourraient être éligibles au dispositif de subventions. Cela correspond à un budget de 7 millions d’euros. Pour les cuma, un plafond de 240 000€ s’applique ainsi qu’un plancher de 4 000 € qui est à prendre en compte.
Enfin, le dernier volet qui porte sur la commercialisation et la transformation est doté d’une enveloppe de 2 millions d’euros avec un plafond de 300 000 € et un plancher de 30 000 €. Le taux de subventions est de 50 % du montant de l’achat.
*Concerne les dépenses éligibles, exprimées en HT (hors taxes).
** + majoration Nouveaux Installés possible (proratisation selon le nombre de nouveaux installées participants au projet sur le nombre de participants totaux)
Source: Frcuma Hauts-de-France
Calendrier 2026 : dates limites pour déposer votre dossier de subvention
Pour cette enveloppe, deux périodes permettent de déposer les dossiers. En 2025, c’était du 14 août au 17 novembre. Une autre période, du 18 novembre 2025 au 16 mars 2026, est en cours.
Il faut garder en tête que les délais d’instruction peuvent prendre du temps. Il y a très peu de chance que vous touchiez votre subvention en 2026 ce qui peut avoir un impact financier pour certains projets.
Qui va financer les enveloppes ?
Parmi tous les organismes qui vont financer les subventions, on retrouve notamment le Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural), appuyé par des co-financeurs : la Région des Hauts de France, les agences de l’eau Artois-Picardie et Seine Normandie. Vient aussi en appui l’Etat.
Tous les critères pour tirer parti des aides

Dans les Hauts-de-France, le matériel pour la culture de lin est largement subventionné. Une manière de soutenir cette production régionale. (© cuma des trois cantons)
Un comité de programmation, composé d’élus et OPA, se réunit pour examiner les dossiers de demandes de subventions. Ensuite, le porteur de projet sait si son projet est retenu et quels en sont les co-financeurs. Les collectifs sont néanmoins prioritaires, et profitent d’un tiers de l’enveloppe globale.
En 2026, les cuma ne sont pas soumises aux grilles de sélection des porteurs de projets individuels pour les volets élevage, végétal et transformation – commercialisation. En revanche, pour l’achat de matériels listés dans le plan “Agroenvironnement”, une grille est aussi nécessaire pour les groupes. “C’est la nouveauté de cette année, annonce Noémie Barrado de la frcuma Hauts-de-France. En fonction du nombre de points attribués selon l’intensité agroécologique du projet notamment, un comité réalisera un classement puis une sélection jusqu’à épuisement de l’enveloppe dédiée aux collectifs.”
Toutefois, les trente points minimum sont acquis par le simple fait d’être en cuma. “Ce dispositif est là pour prioriser au cas où l’enveloppe serait épuisée trop rapidement”, précise la responsable. De manière générale, si l’obtention de la subvention est un critère économique essentiel pour la réalisation de vos investissements, nous vous conseillons d’attendre l’avis favorable de la commission d’attribution avant toute démarche d’investissement.
La frcuma Hauts-de-France dépose chaque année une centaine de dossiers. À ce jour, l’enveloppe réservée aux collectifs n’a jamais été consommée dans sa totalité.
Subventions des matériels agricoles en Hauts-de-France en 2026 : 4 grandes priorités
Les cuma des Hauts-de-France bénéficient de quatre programmes d’aides pour la période du 18 novembre 2025 au 16 mars 2026. L’objectif de ces plans est de soutenir les filières agricoles régionales. À l’image du lin où de nombreux équipements bénéficient d’une aide. Bien sûr, le volet agro environnemental est prépondérant avec des aides au financement de matériels permettant une moindre utilisation d’intrants. En élevage, l’objectif reste d’aider à l’acquisition de matériel de cultures de fourrage et à la construction de bâtiments.
Ainsi, quatre plans ont été définis nommés Pré’Ad (plan de résilience et d’adaptation) :
- Pour l’agroenvironnement ;
- En faveur de l’élevage de ruminants et autres élevages ;
- Pour le végétal ;
- Concerne la transformation et la commercialisation.
La région en chiffres
Dans les Hauts de France, on dénombre 385 cuma adhérentes (sur 440 cuma au total) dont le chiffre d’affaires global se monte à 54 millions d’euros.
Votre contact pour la frcuma des Hauts-de-France
Noémie Barrado sera votre principale interlocutrice pour toutes les demandes de subventions, avec en binômes Marion Depuydt pour les dépôts de subventions et Sophie Marescaux pour les demandes de paiement.
Elles sont joignables au 03 21 60 57 53 et par mail : [email protected]
Subventions des matériels agricoles en Hauts-de-France en 2026 : l’avis de la frcuma
“ La frcuma entretient de bonnes relations avec le conseil régional et a à cœur de défendre les cuma dans le maintien de l’enveloppe dédiée aux collectifs, la conservation de leurs avantages (taux, plafonds…) et la pertinence des matériels éligibles.
On constate cependant une complexification administrative d’année en année et des délais de plus en plus longs entre le dépôt du dossier et le versement de la subvention. Dans ce contexte, on doit donc seulement considérer les subventions comme une cerise sur le gâteau, dans le cadre d’un investissement réfléchi. La subvention ne doit pas être le seul prétexte d’achat. C’est également un coup de pouce pour aider les cuma dans la transition de leurs pratiques agricoles (désherbage mécanique, épandage des effluents d’élevage et des engrais minéraux…) et l’anticipation des réglementations à venir.”
Coup d’oeil dans le rétro
Entre 2023 et 2024, l’équipe de la frcuma a déposé quelques 160 dossiers. Au total, cela représente 4 793 379 euros demandés. En moyenne, une cuma a obtenu 30 000 euros d’aides, avec au maximum une subvention de 150 000 euros, pour le financement d’un bâtiment et un minimum correspondant au plancher établi à 3 250 € pour l’achat d’un plateau. Beaucoup de dossiers concernent l’aide aux achats de matériels pour la culture du lin mais le plafond est rapidement atteint. L’aide à l’achat de broyeurs est le plus souvent sollicitée. Viennent ensuite les bineuses puis le matériel de fenaison.
Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :





