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Le coût de l’énergie ouvre une porte plus grande au maïs grain humide

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Le coût de l’énergie ouvre une porte plus grande au maïs grain humide

Le MGH est un concentré à haute valeur énergétique. La vitesse de dégradation de son amidon est assez rapide, plus proche de celle d’un blé, que de celle d’un maïs sec.

Les animaux, y compris les bovins, valorisent très bien le maïs grain humide. Il est une alternative au maïs grain dont le coût de production flambe sous l’influence des prix de l’énergie.

Le maïs grain humide (MGH) a une haute valeur nutritionnelle. En même temps, cet ingrédient se dispense du séchage, et des coûts qui s’y lient. Il constitue souvent plus de 50% de la ration des porcs charcutiers. Le MGH présente également de nombreux atouts pour l’alimentation des bovins. Néanmoins quelques différences avec le grain sec, le MGH densifie les rations des bovins, laitiers comme en engraissement. Par exemple, «en période de pâturage, les vaches laitières peuvent en consommer jusqu’à 4kg/j, en fonction des autres composants de la ration», explique Arvalis dans un communiqué du mois d’avril.

Le maïs grain humide est riche en énergie

L’institut rappelle les différents moyens de stocker ce précieux aliment sur sa ferme. Le volume nécessaire au cheptel ou les moyens logistiques disponibles détermineront la forme la plus adaptée à la situation. Tout d’abord un premier choix s’opère quant à la présentation du grain mis en stock. D’un côté, le MGHI (inerté) conserve des grains entiers, récoltés idéalement à 30% d’humidité.

L’autre possibilité est d’engager une conservation sous forme d’ensilage (MGHE). Après broyage, le maïs récolté autour de 35% d’humidité, part en silo. De la même manière qu’en fourrage plante entière, le silo est bien tassé, fermé hermétiquement et s’acidifie. Ce process de conservation fonctionne en silo couloir classique, lorsque le besoin en volume est important. Cette méthode offre en effet plus de confort par la reprise entièrement mécanisable. Lorsque les quantités sont moindres, le stockage en boudin du MGHE est une bonne alternative. Dans les deux cas, la dimension du silo doit permettre un désilage journalier de 20 à 25cm en été (et 10 à 15cm l’hiver).

L’étanchéité est déterminante

La méthode du MGHI consiste a placer les grains entiers dans un silo étanche à l’air. Ainsi, le gaz carbonique occupe rapidement le volume interstitiel du stock, inhibant l’activité enzymatique. Le maintien de cette atmosphère anaérobie tout au long du stockage est indispensable pour la bonne conservation. Plusieurs types de solutions le permettent. Là encore, le besoin, en quantité, est déterminant.

Arvalis présente le big-bag comme la solution la plus adaptée aux élevages de petites tailles. Le sac se compose d’une enveloppe extérieure, doublée d’une poche interne recevant 800kg de grains et qui assure l’étanchéité. Ensuite, «le silo souple étanche à l’air est bien adapté à la conservation par inertage.» Tandis que le silo tour, en acier vitrifié propose une bonne alternative aux élevages de grande taille.

Le maïs grain humide est économique et bon pour l’environnement

S’il entre à 32% d’humidité, il faut environ 16kg de gaz naturel ou 20l de fioul pour sécher 1t de grains de maïs (avec un objectif de la ramener à 15%). Cela représente un coût de 25 à 30€. Ainsi le séchage est un des premiers postes du coût de production du maïs grain. De plus, une hausse de l’ordre de 10 à 15€/t s’annonce pour la récolte 2022.

Par ailleurs, la dispense du séchage favorise le bilan GES de la culture. Une étude d’Arvalis chiffre ce gain sur les émissions sur des fermes types de polyculture-élevage. Grâce à cette économie d’énergie fossile, sur l’ensemble du cycle de production, du semis à la sortie de séchage, la réduction des émissions de GES est de 25 à 30%.

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