Dans une France constellée d’exploitations en polyculture-élevage, pas facile de compter les emplois des actifs agricoles par filière. C’est pourtant ce que s’est appliqué à réaliser le Réseau Mixte Technologique Filarmoni, qui étudie l’économie des filières agroalimentaires et agricoles: ils ont comptabilisé le nombre d’actifs agricoles. Les chercheurs ont été au-delà de l’élevage et ont aussi comptabilisé les actifs dans les filières végétales. Tout d’horizon du nombre d’actifs agricoles en 2025.
Nombre d’actifs agricoles en 2025 : 658 000 équivalents temps plein, hors prestation
Au total, suivant les données du recensement agricole de 2020, et le travail d’affectation des emplois par filière effectué par l’équipe, la France comptait en 2020, 658 000 équivalents temps plein (hors prestation), se répartissant à 40 % dans les productions animales et à 60 % dans les productions végétales.
Christophe Perrot (Institut de l’élevage), qui présentait ces résultats, notait ainsi que « la somme des effectifs, entre salariés et agriculteurs, se compense à peu près aujourd’hui. Il y a une stabilisation du total à peu près depuis 2015. Mais la substitution entre salariés et agriculteurs se déroule du côté des productions végétales, » analysait-il.
Quels types d’exploitations sous-traitent des travaux ?
Schématiquement, salariat et sous-traitance se développent fortement en productions végétales. Deux chiffres le disent très clairement:
- La main d’oeuvre salariée représente 47 % des équivalents temps plein des exploitations sans animaux ;
- Dans la masse des travaux délégués, 74 % sont ordonnés par des exploitations sans animaux.
Cela comprend la viticulture, qui apparaît aussi comme un employeur massif du secteur agricole avec 1 250 000 emplois, soit 20 % de l’emploi agricole.
Les élevages de granivores recourent eux aussi davantage à de la main-d’œuvre salariée. Le secteur qui y recourt pour l’instant le moins reste l’élevage de ruminants.
Une situation en évolution rapide
« L’élevage de ruminants se trouve en première ligne pour affronter le choc démographique d’une génération sur le départ, » soulignait-il.
Toutefois, la situation du salariat évolue rapidement, et en particulier en bovin lait, précisait aussi Christophe Perrot.
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