Passé la limite, l’accident est inévitable

Le pont qui s’est effondré il y a quelques semaines à cause d’un convoi routier de 50 tonnes oblige à rappeler que les convois agricoles affichent aujourd’hui des poids respectables.

Ça, c'était avant...(©Google Street View).

L’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, en septembre dernier, nous rappelle tragiquement que les limites de tonnage sur les routes et les ouvrages d’art ne sont pas décidées au doigt mouillé, mais pour éviter de tout démolir. C’est notamment le cas de la limite de 13t par essieu, qui correspond à ce qu’une route peut supporter sans dommages.

Une attitude responsable

Les transporteurs routiers savent avec quel poids ils circulent. Ils connaissant leur matériel et les marchandises sont pesées. A Mirepoix, le convoi qui a fait s’écrouler le pont et causé la mort de deux personnes dépassait 50t, comme l’a indiqué le Procureur. Un panneau de limitation «19t» était pourtant bien visible à l’entrée du pont.

Le chauffeur en première ligne

En agriculture, les convois sont parfois plus difficiles à chiffrer. Les produits sont divers, les cubages sont connus moins précisément. Il était dans les habitudes de certains de remplir à ras bord, mais les mentalités évoluent heureusement vers plus de rigueur. Les plus gros matériels d’épandage ou de transport, bien qu’en vente libre, dépassent malheureusement les limites quand ils roulent à plein. Certes, les contrôles sont peu nombreux, mais les conséquences d’un accident sont trop graves. Il est de la responsabilité de celui qui conduit de savoir s’il est ou non dans les clous. En cas de contrôle de police ou, pire, d’accident, c’est lui qui est en première ligne.

Les sanctions

Le contrevenant risque une contravention de 135€ d’amende par tranche de 1000kg de surcharge par rapport au total autorisé. Indépendamment du PTAC du véhicule, il peut s’y ajouter une contravention de 135€ d’amende pour une surcharge à l’essieu par tranche de 300kg. Si la surcharge à l’essieu ou au total est supérieure à 5%, l’immobilisation du véhicule peut également être demandée, jusqu’à ce qu’il soit déchargé suffisamment. Enfin, en cas de sinistre, l’assureur peut refuser de couvrir un véhicule en surcharge.


En complément : notre guide Matériels et réglementation, que penser des convois à 44 t?

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