Pois: des variétés plus ou moins sensibles à la bactériose

La bactériose est une maladie devenue très fréquente depuis 2016 dans certaines régions comme le Centre et l’Ouest. A défaut d’une méthode de lutte, on observe des différences de comportement variétal.

Le comportement d’une variété vis-à-vis de la bactériose va dépendre de l’agent pathogène qui l’infecte, et des gènes de résistance qu’elle porte pour lutter contre cette maladie.

Les alternances de périodes très douces et de périodes de gel, avec en particulier des gels tardifs sur les mois de mars et d’avril, sont particulièrement favorables au développement de la bactériose. L’évolution de la maladie est ensuite déterminée par les conditions climatiques du printemps. Si celles-ci sont sèches, la maladie est alors stoppée.

Terres Inovia a mis en ligne sur son site internet l’ensemble des articles sur ce sujet qui préoccupe les producteurs. L’Institut technique a mis en ligne également une vidéo de 2min30, d’Anne Moussart, phytopathologiste chez Terres Inovia, qui explique tout sur la bactériose.

Une bactérie coupable

La bactériose est due à une bactérie, Pseudomonas syringae. Celle-ci peut se conserver dans les graines, les résidus de culture contaminés, les repousses de pois. Voire sur certaines espèces sauvages ou cultivées.

La bactérie est principalement disséminée par le vent et la pluie. Elle peut se multiplier à la surface des plantes si les conditions lui sont favorables. Et cela, sans occasionner de symptômes.

Elle ne devient pathogène que si elle pénètre dans les plantes, principalement à la faveur de blessures. Ces blessures sont le plus souvent occasionnées par le froid. D’autant plus que la bactérie possède un pouvoir glaçogène (elle favorise le gel des tissus).

La bactériose est due à une bactérie, Pseudomonas syringae. Les variétés présentant le moins de symptômes sont trois nouveautés inscrites en 2020: Casini, Faquir et Paddle.

Des gènes de résistance

Il n’existe pas actuellement de méthode de lutte. En revanche, il existe chez le pois des gènes de résistance. Le comportement d’une variété vis-à-vis de la bactériose va donc dépendre de deux caractéristiques:

  • l’agent pathogène qui l’infecte
  • les gènes de résistance qu’elle porte pour lutter contre cette maladie

Actuellement, on ne connait pas le niveau de résistance des variétés. On observe toutefois au champ des différences de comportement variétal. Et notamment cette année dans le réseau d’évaluation post-inscription de Terres Inovia.

Les variétés présentant le moins de symptômes de bactériose sur une majorité de sites d’essais en 2021 sont trois nouveautés inscrites en 2020: Casini, Faquir et Paddle.

Terres Inovia va engager des travaux sur cette maladie dès cet automne. Objectif: acquérir des connaissances sur la maladie, en vue notamment de proposer un classement variétal.

À lire aussi à propos des protéagineux:

Entraid Vidéos

Bientôt un toaster de protéagineux dans le Grand Est ?

20 km/h pour le combiné de semis Aquila

Récolte du tournesol: une nouvelle coupe Poget

Quels sont les tracteurs les plus rapides du monde ?

A LIRE également

Nos offres
d'abonnements

Papier + 100% numérique

Recevez votre magazine chez vous en plus de l’abonnement numérique

Je m'abonne
abonnement