[Portrait] S’engager donne un sens

En tant que trésorière, Gaëlle Taniou consacre du temps et de l'énergie à la cuma de la Côte. Celle-ci est un outil utile à son exploitation, s'y impliquer a du sens.

Gaëlle Taniou, à l'instar de ses parents, s'implique dans sa cuma. Elle y trouve une expérience enrichissante.

Gaëlle Taniou est installée depuis trois ans en gaec avec son frère. Sur l’exploitation, elle conduit un atelier naisseur-engraisseur (avec 120 truies). Son frère gère un atelier d’apiculture (avec 500 ruches). Ils cultivent également 90 hectares de céréales. Gaëlle a pris la relève de ses parents. L’exploitation familiale était peu mécanisée. Elle adhérait déjà à la cuma de la Côte. Là elle trouvait l’ensemble des outils attelés. Gaëlle a donc joué la carte de la continuité, jusque dans la prise de responsabilités.

De la continuité dans la transmission

En effet, la cuma, c’est presque une histoire de famille depuis les années 80. Ses parents s’y sont tous les deux impliqués. Son papa en tant que président, puis sa maman, en tant que trésorière. Avant de regagner Pornic, Gaëlle Taniou était conseillère en élevage bovin dans une association agricole en Mayenne. Grâce à cette expérience, elle voit l’engagement des agriculteurs d’une façon plus extérieure. Elle constate ainsi que «ça n’a plus de sens lorsque les adhérents ne s’impliquent pas dans la gestion des structures dont ils ont besoin.» Dès son installation début 2018, devenir à son tour administratrice était alors évident, et le poste de trésorière lui était destiné… à la suite de sa mère.

Du temps, mais une expérience

S’impliquer dans la cuma, au-delà du sens, c’était pour elle un moyen de «réintégrer le paysage local, de connaître ses voisins et de se faire connaître.» En plus des réunions de plannings ou des conseils d’administration, elle consacre environ deux heures par mois au suivi de la trésorerie de la cuma. Et en fin d’année, à la saison des calculs des prix de revient, les tableaux la mobilisent encore un peu plus. S’impliquer dans la cuma représente donc du temps à passer, mais elle y apprend également beaucoup de choses, sur les matériels, mais aussi sur la gestion financière de la cuma. Elle a par exemple fait le point avec la comptable de l’AGC sur les bases pour assurer un bon binôme trésorière-comptable. Et pour son caractère réservé, l’apport est aussi sur le plan personnel. Car Gaëlle l’admet volontiers, elle a surtout appris à s’imposer dans le collectif, en douceur.

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