Moisson: du très bon mais aussi du très mauvais

Dans le quart sud-est, la moisson devrait battre son plein, mais la météo en a décidé autrement. Pour ceux qui ont débuté, les appréciations vont du très bon au très mauvais avec des inquiétudes pour les jours à venir. Rencontres.

En Auvergne Rhône Alpes, la moisson du blé dur a débuté. Il va falloir passer entre les gouttes.

Dans les Alpes de Haute Provence, la récolte de l’orge 2021 vient tout juste de débuter. «Il n’y a pas d’incident climatique qui soit venu perturber la culture» indique Joël Escuyer, président de la cuma. «De bonnes pluies au printemps ont permis à la culture de bien redémarrer. Le gel d’avril n’a pas impacté significativement les cultures. Juste quelques parcelles. Pour le moment les rendements sont plutôt corrects. On se dirige vers une année acceptable pour les grandes cultures».

Une récolte 2021 décomposée pour la qualité?

Dans la Drôme, c’est au tour du blé dur. «C’est la course contre la pluie» résume Jean-Charles Jouve, membre de la cuma d’Auriples-la-Répara. Pour le moment les rendements observés tournent entre 60 et 70 qx/ha. La météo va être le facteur limitant. Si il pleut, les grains seront mitadinés. «Nous allons perdre en qualité.»

«Si on veut gagner quelque chose avec le blé dur, il faut faire de la qualité», résume Lilian Moulin, président de la cuma du Coteau. Faucher et andainer la récolte au bon stade permettrait de lutter contre ce risque de mitadinage. «L’investissement dans du matériel permettant cette technique est aujourd’hui en réflexion».

Une technique déjà en place à la cuma du Grand trèfle dans le Rhône. «En plus, le fait d’andainer au stade pâteux du grain permet de limiter le risque d’échaudage de la culture. Cette année, avec les épisodes pluvieux, on se rend compte que la technique permet aussi de limiter les maladies de fin de cycle» observe Bertrand Rabatel. «Cela aurait un effet pour limiter la carie du grain».

Les foins en même temps que la moisson: une première

Dans la Loire, «les orges devraient être terminées et nous devrions être dans les blés» indique Pascal Ducros, adhérent de la cuma de Perreux. Avec de l’orge à maturité et les orages, le risque est que les grains se retrouvent à terre.

«En plus la paille est en train de pourrir sur pied. L’année dernière nous avions la sécheresse. Cette année la pluie. Les prix de la paille vont encore flamber et cela devient un gros budget pour nos élevages».

La météo a aussi retardé la récolte du foin qui va se chevaucher avec la moisson. «Une première. Avec la pluie, les sols sont gorgés d’eau. Il y a aussi un risque de ne pas pouvoir passer avec la moissonneuse dans certaines parcelles».

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