Seule culture dont les prix sont soutenus à cette période, le tournesol a le vent en poupe et de nombreux agriculteurs ont misé sur lui pour tenter de dégager une marge sur leur exploitation cette année. Mais la météo en a voulu autrement. La vague de chaleur qui s’abat sur la France endommage la plante. Le point sur le rendement du tournesol et la canicule.
Chaleur sur le tournesol qui endommage la plante
En effet, les températures caniculaires sont arrivées au mauvais moment pour cette plante qui demande naturellement déjà beaucoup d’eau. Or, de ce point de vue, la plante n’a pas toujours pu profiter d’une bonne ressource en eau. Mais il faut le dire, c’est aussi une plante, lorsqu’elle au stade de bouton floral, qui sait s’adapter aux contraintes liées à la chaleur.
Cependant, « dans certaines zones, la satisfaction des besoins en eau ne dépasse pas 50 %« , relate Terres Inovia. Si la plante est entre la levée et le début de floraison, les rendements peuvent être impactés de -30 %. « En revanche, dès lors que plus de 70 % des besoins en eau sont couverts sur la phase végétative, il n’y a pas de conséquence sur la production », assure l’institut technique.
Vers des avortements de grains
Par ailleurs, les fortes températures n’améliorent pas la situation. Elles entrainent forcément un assèchement du sol et augmente l’évapotranspiration des plantes.
Cette situation pénalise « directement la physiologie du tournesol, avec des effets majeurs en période de floraison. Ainsi des températures supérieures à 33 voire 35°C peuvent altérer la quantité de pollen produit, estime Terres Innovia. Impactant la fertilité des fleurs et par conséquent perturber la fécondation. Cela peut provoquer des avortements de grains. »
Rendement du tournesol et canicule : 10 mm = 1q/ha
Période de sensibilité maximale donc, la floraison doit être suivie de près. Car le chaud assèche le sol mais accélère également de développement de la plante. L’irrigation peut permettre à l’agriculteur d’éviter la catastrophe.
« On estime un gain de rendement de l’ordre de 1 q/ha par tranche de 10 mm d’eau d’irrigation apportée, annonce l’institut technique. Et même sur des sols superficiels, en année sèche, un seul tour d’eau de 35 mm bien positionné apporte un gain moyen de 6 q/ha par rapport à un tournesol mené sans irrigation. »
Une bouffée d’air pour la plante ?
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