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«J’ai grandi avec la cuma»

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«J’ai grandi avec la cuma»

Alexandre Lenormand, comme ses associés, valorise sa fibre d’éleveur et mise sur la cuma pour un maximum d’interventions dans les champs.

Alexandre Lenormand s’est installé le 1er mars 2020 avec ses parents et en reprenant un élevage laitier située à 6km de la ferme familiale. Tous les trois sont éleveurs passionnés. C’est assez naturellement qu’ils orientent en priorité les investissements pour l’atelier laitier.

À Prée d’Anjou, la cuma travaille rapidement et pour un résultat de qualité sur les terres de la ferme familiale où arrive Alexandre Lenormand. L’exploitation est un adhérent historique de la cuma de la Riantière. Elle a ainsi toujours limité ses investissements en matériel, sans pour autant délaisser ses cultures. Ces dernières restent «l’alimentation de notre troupeau. Nous sommes très vigilants à la qualité du travail, de la mise en place jusqu’à la récolte», précise l’éleveur. Son père et associé, Bruno, est convaincu depuis très longtemps de l’intérêt du travail en cuma avec salarié. Alexandre constate l’intérêt de cette stratégie: «Tous les gros travaux sont réalisés rapidement et avec du matériel adapté, récent et surtout très bien entretenu et réglé par nos salariés de cuma.» Ainsi, la qualité du travail est au rendez-vous.

La facture peut faire peur, mais…

Pour cette dimension d’exploitation, il n’est pas rare de comptabiliser quatre à cinq tracteurs en propriété, dont deux de forte puissance… et il faut faire le travail. Dans le cas du Gaec du Bignon, la facture annuelle de la cuma flirte avec les 70.000€, mais les associés n’ont pas de mauvaises surprises sur les coûts d’entretien et elle comprend près de 400 heures de salarié de cuma, sans compter le bâtiment économisé sur l’exploitation pour loger ce matériel. «Nous sommes convaincus que la délégation des travaux est très intéressante et sécurise notre exploitation. En revanche, notre fibre d’éleveur nous a orienté vers l’achat d’une désileuse automotrice neuve de 10m3. Après deux ans nous ne regrettons rien. C’est le matériel qui réalise le plus d’heures… après la salle de traite et cette machine va très bien vieillir.»

Quatre jeunes au CA de la cuma de la Riantière

Alexandre fait partie des nouveaux administrateurs admis au conseil de la cuma de la Riantière lors de la dernière AG. En réalité, ils sont quatre jeunes a être ainsi entrés au CA. La cuma l’a d’ailleurs élargit en modifiant ses statuts, preuve d’une volonté d’accueillir pour préparer l’avenir. Tous les quatre se disent prêts à prendre des responsabilités au fur et à mesure, sans vouloir tout bouleverser, «surtout que la cuma répond très bien à nos attentes actuelles.» Après quelques minutes de réflexion, Alexandre évoque tout de même une idée. «Le niveau d’exigence des adhérents sur la disponibilité des matériels a tendance à augmenter», puis il complète sur la nécessité de faire des concessions pour faciliter l’organisation des chantiers. «On ne se voile pas la face, il y a du temps à consacrer à la gestion de la cuma si l’on veut que cette organisation très efficace perdure. Mais nous sommes prêts à relever le challenge! Surtout si ça se fait dans la convivialité.»

L’exploitation en quelques chiffres:

  • SAU : 160 ha (dont 70 ha de maïs,50 ha de prairie,
  • 40 ha de céréales à paille)
  • 1 350 000 l de droit à produire
  • 3 UTH, plus un apprenti
Matériels en propriété:
  • Une désileuse automotrice neuve 2020 (80 000 €)
  • 2 tracteurs de 100 ch d’occasion
  • 2 pailleuses âgées
  • 1 pulvérisateur
  • 1 distributeur d’engrais

Travaux réalisés par la cuma de la Riantière:

  • 350 à 400 heures de travail réalisées par les chauffeurs
  • Préparation de sol
  • Semis
  • Epandage du lisier
  • Moisson
  • Ensilage (transport, tassement)
  • Pressage
  • Enrubannage
Enfin, à lire également: Sauter le pas de l’installation avec la cuma. Quoi de neuf concernant les aides à l’installation? [Portrait] Grâce à la cuma, je me suis installé.