Tout un fromage, du principe de précaution?

Elevages
fromage au lait cru et précautions sanitaires

La communication sur la consommation de fromages au lait cru par les enfants de moins de cinq ans, mise en ligne sur le site du Ministère de l’Agriculture a suscité beaucoup d’émoi chez les producteurs fermiers.

05/06/2019 - 14:00

La fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC) s'inquiète des répercussions de l’information, diffusée par le ministère de l’Agriculture, sur les risques de consommation de fromages au lait cru.

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«Les autorités sanitaires recommandent aux populations fragiles de ne pas consommer de lait cru ni de fromage au lait cru. Ces préconisations concernent les jeunes enfants, et particulièrement ceux de moins de 5 ans ; les femmes enceintes ; les personnes déjà malades, très fatiguées voire hospitalisées.» Le communiqué diffusé en mai par le ministère de l’Agriculture a eu un impact immédiat sur les producteurs de fromages fermiers. Certains ont dû cesser du jour au lendemain leur livraison à des établissements.«Les fromages fabriqués à partir de lait cru, sans traitement thermique préalable, sont très sensibles à la contamination éventuelle de la matière première par des bactéries pathogènes », justifient les pouvoirs publics. «Malgré les précautions prises par les professionnels, l’infection des mamelles ou un incident lors de la traite peuvent conduire à une contamination du lait …»

Trop hygiéniste?

Ce message est de nature à jeter le discrédit sur toute une filière, s’inquiète la FNEC dans un communiqué, alors que par ailleurs, les démarches d’approvisionnement local sont encouragées… Jusqu’où doit-on aller pour un principe de précaution? La profession est inquiète en tout cas des répercussions en termes d’images et donc d’impact économique sur toute une filière… «Pourtant, nous avons construit au fil des années des outils professionnels sur les bonnes pratiques d’hygiène en transformation du lait à la ferme, approuvés par les autorités sanitaires françaises, et plus récemment par la commission européenne», réagit la dédération des éleveurs de chèvres.

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