Le tracteur en Cuma : une activité importante à la Cuma du Causse

Aujourd’hui de plus en plus de Cuma sur le département lancent la réflexion de l’achat d’un tracteur. La Cuma du Causse, basée à Chanac, a franchi ce pas il y a près de 20 ans. Aujourd’hui 4 tracteurs sont présents à la Cuma. Rencontre avec Thierry CAZOTTES, vice-président de la Cuma et utilisateur de plusieurs tracteurs en groupe fermé.

tracteur dans la cuma du causse

Comment en vient-on à acheter plusieurs tracteurs au sein d’un même groupe ?

Le premier tracteur a été acheté à la Cuma en 2000. Par la suite, au moment de la crise laitière en 2009, 2 agriculteurs qui avaient un tracteur en copropriété ont décidé de le vendre et d’en acheter un autre à la Cuma. Après quelques années à avoir fonctionné avec 2 tracteurs, un troisième tracteur a été acheté en 2015 pour avoir plus de souplesse dans l’utilisation.

Ces trois tracteurs sont basés sur le secteur « vallée » et en parallèle un quatrième tracteur a été acheté sur le  causse. Les trois tracteurs du secteur « vallée » ont été renouvelés en 2017, il s’agit de 3 John Deere 6110 M, 6145 M et 6155 M. Celui du  causse est un John Deere 6145 R.

Sur le même sujet : Un tracteur à la Cuma de Grandrieu !

Comment s’organise les groupes et la gestion de tracteur en cuma ?

Les 3 tracteurs en vallée  sont utilisés sur trois exploitations dont je fais partie, comme tracteur principal pour l’ensemble des travaux et sur une quatrième exploitation pour une vingtaine d’heures par an. Celui du causse  est utilisé par un groupe de 4-5 adhérents essentiellement pour les gros travaux (broyage, labour…). Dans notre groupe, nous faisons le maximum de travaux ensemble comme le foin, l’ensilage ou encore les semis dans la mesure du possible.

Quand un matériel est attelé, l’objectif est qu’il aille sur les trois exploitations à la suite afin de gagner en efficacité. Soit le chauffeur change, soit celui qui a attelé va chez tout le monde. C’est le cas par exemple pour la récolte, celui qui commence à faucher, fauche chez tout le monde et ainsi de suite. Les trois exploitations sont proches géographiquement, ce qui nous aide beaucoup.

Avec ce fonctionnement et la présence de trois tracteurs, nous ne rencontrons pas de problème de disponibilité. En complément, nous avons chacun sur nos exploitations un petit tracteur et un télescopique d’occasion qui nous servent à moindre coût pour l’alimentation des animaux et la manutention dans les bâtiments.

A découvrir le Guide Achat Matériels Agricoles, pour être bien avisé avant d’acheter. 

Quel volume d’utilisation et quel coût facturé aux adhérents ?

Au total, les trois tracteurs du secteur « vallée » ont fait 2300 heures en 2019 soit près de 800 heures par tracteur. Aujourd’hui, le coût facturé aux adhérents est de 21€/heure, carburant et assurance comprise. Depuis 2019 nous avons une cuve commune au hangar de la Cuma pour faire le plein.

Qu’est-ce qui, selon vous est indispensable pour la mise en place d’un tel groupe ?

Pour mettre en place un groupe tracteur au sein d’une Cuma, il est très important de bien réfléchir le projet en amont avant de se lancer. Il faut que chacun respecte ses engagements sur l’utilisation du matériel afin de ne pas fragiliser l’activité. Enfin, pour mettre en place un groupe comme le nôtre qui travaille en commun, il faut surtout une bonne entente.

Avec le recul, quels sont les points positifs de la mise en place de cette activité au sein de la Cuma ?

Ce fonctionnement nous permet d’avoir trois tracteurs de différentes puissances à disposition, à un coût réduit et renouvelés régulièrement. Individuellement je n’aurais pas pu investir dans trois tracteurs différents sur mon exploitation.

Récemment, deux jeunes se sont installés sur deux des trois exploitations ce qui nous permet d’avoir encore plus de main d’œuvre et de souplesse dans notre organisation. Cela fait maintenant plus de 15 ans que nous fonctionnons ainsi et je suis persuadé que cela peut être mis en place avec d’autres groupes et d’autres Cuma.

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