Il faut adapter l’agriculture aux changements climatiques (candidate de l’UE à la FAO)

AFP
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La Française Catherine Geslain-Lanéelle, souhaite faire de la FAO, "la maison de tout le monde" et promouvoir l'adaptation de l'agriculture au changement climatique

05/02/2019 - 10:00

La candidate de l'Union européenne à la tête de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la Française Catherine Geslain-Lanéelle, souhaite en faire "la maison de tout le monde" et promouvoir l'adaptation de l'agriculture au changement climatique, a-t-elle indiqué lundi à Washington.

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L’élection à la succession de l’actuel directeur général de cette agence de l’ONU, le Brésilien Jose Graziano da Silva, se tiendra en juin. L’appel aux candidatures se clôt fin février.

Aux côtés de la candidate de l’UE, pour l’instant, l’Inde, la Chine, le Cameroun, et peut-être la Géorgie entendent présenter leurs candidats, a-t-elle indiqué à l’AFP.

En campagne à Washington, où elle est venue chercher le soutien du gouvernement américain, « très généreux et très actif à la FAO », Mme Geslain-Lanéelle, une spécialiste des systèmes agricoles et alimentaires mondiaux, espère être la « première femme » à diriger l’organisation.

Alors que la situation sur le front de la faim dans le monde « s’est dégradée depuis trois ans » avec 821 millions de personnes en souffrant, elle affirme vouloir mettre en avant « un projet qui rassemble ».

Une de ses priorités sera de promouvoir « une agriculture qui s’adapte au changement climatique, où les cycles végétatifs sont modifiés, parfois raccourcis, avec de plus en plus d’événements extrêmes ».

« Il faut aussi faire évoluer nos systèmes de production animale, d’élevages pour les rendre plus durables et réduire leur impact sur le changement climatique et les ressources naturelles », a-t-elle indiqué, alors que la demande de protéines animales et végétales pour l’alimentation humaine va augmenter avec l’émergence d’une classe moyenne plus nombreuse sur la planète.

Mme Geslain-Lanéelle entend soutenir les besoins d’investissements dans l’agriculture, la pêche et les forêts dans le monde, qui sont évalués à 17 milliards de dollars supplémentaires chaque année, pour atteindre les objectifs de réduction de la faim d’ici 2030.

Ces investissements « doivent aider également à réduire les pertes, alors que 30% de la production agricole sont perdus dans la chaîne de transformation, des transports… », souligne-t-elle.

Ils devraient aussi soutenir la création d’emplois en milieu rural alors « sur le continent africain, des centaines de millions de jeunes vont arriver sur le marché du travail d’ici 2050. »

« Il faut qu’une partie de ces jeunes trouvent un emploi en milieu rural, (…) sinon on va être confrontés à des migrations importantes, des exodes des campagnes vers les villes », a souligné Mme Geslain-Lanéelle.

La FAO pourrait, selon elle, obtenir des concours de la part de la Banque mondiale et de son projet de fonds de 200 milliards de dollars, que l’institution de développement veut consacrer sur cinq ans à des mesures visant à remédier au changement climatique.

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