La cuma de Piré (35) a pu comparer cette Alpego avec une Valentini.
La fraise rotative travaillant à faible profondeur trouve aujourd’hui de l’intérêt dans certains itinéraires. Echos d’une démonstration en Ille et Vilaine.
Dans cette cuma, les déchaumeurs employés habituellement peuvent connaître des difficultés de pénétration. D’autre part, ils laissent toujours des paquets de racines, qui gênent la préparation du lit de semences. Ces obstacles compliquent également les opérations de désherbage mécanique. Les organisateurs de la démonstration voient dans la fraise rotative un outil capable de défaire la prairie en un passage avec une terre affinée, de scalper proprement la végétation.
Vincent Mellet, président de la cuma et Romaric Minutillo, chef d’équipe.
Des fraises rotatives spécialement adaptées
De plus, les nouvelles configurations apparues sur ces matériels amènent des avantages supplémentaires. D’ailleurs, les constructeurs les distinguent souvent avec l’adjonction du qualificatif «Bio» dans le nom du modèle. En effet, grâce à l’adjonction de roues de jauge, il est possible de travailler superficiellement avec une bonne maitrise de la profondeur. D’autre part, la présence d’un capot arrière réglable permet de gérer comment les débris végétaux se mélangent à la terre, ou au contraire restent au-dessus pour laisser sécher les racines.
Seconde fraise rotative en démonstration: Valentini Super Squalo.
Une bonne vitesse d’avancement
Travaillant une faible épaisseur de terre, ces fraises rotatives peuvent avancer plus vite, jusqu’à 8-10 km/h. Mais il faut pour cela une vitesse de rotation suffisante. C’est pourquoi les constructeurs la prévoient plus élevée qu’en standard. Autre contrainte surgit toutefois en matière de vitesse d’avancement. Il faut quand même préserver la stabilité de l’outil pour rester à profondeur régulière. Enfin, la forme des lames de ces fraises rotatives est étudiée pour offrir une coupe sur 100% de la largeur de travail, et cela sans lissage. Il s’agit donc souvent de lames spécifiques à ce genre de travail.
Question à poser dans ce cas au constructeur: est-ce que sa fraise rotative « bio » peut aussi travailler en mode classique, par exemple à 20cm de profondeur?
Sur cette Kuhn Biomulch (non présente à la démonstration), le rotor est par exemple spécifique au travail superficiel (10cm maxi).
Alpego et Valentini
Lors de la démonstration de Piré, deux modèles se faisaient face. D’une part une Alpego FZ30, réglée à 232tr/min. Ses pignons interchangeables offrent en fait une plage de 146 à 424tr/min, avec la prise de force en 1000tr/min. D’autre part une Valentini Super Squalo (importée par Stecomat), tournant pour sa part à 400tr/min.
Différents diamètres de roues de jauge à l’avant, comme le montrent cette SC de chez Maschio (non présente à la démonstration)…
…ou ce modèle Tiger Bio chez Celli (non présente à la démonstration).
Capot réglable pour ces fraises rotatives
Ces deux modèles Alpego et Valentini disposent d’un châssis intermédiaire pour reculer la machine et laisser la place aux roues de jauge avant. L’une possède en plus des roues de jauge à l’arrière, pour mieux suivre le sol. Sur le marché, on trouve également des fraises à roues de jauge avant plus petites. Les trois points d’attelage reçoivent simplement une petite rallonge. C’est par exemple le cas chez Falc, Kuhn ou Maschio. Globalement, plus le diamètre de ces roues est important, plus le porte à faux vers l’arrière augmente. Côté volet réglable, deux technologies coexistent : ouverture manuelle ou hydraulique. L’hydraulique a pour avantage qu’on ferme le volet en bord de champ pour éviter de projeter sur la route.
Attention à la position des roues de jauge: quand elles sont à l’extérieur du rotor, l’une va porter sur le sol travaillé et l’autre sur le guéret (photo d’illustration, crédit photo Falc).
Comparaison avec un Dynadrive
La démonstration de Piré a permis de voir au travail un challenger aux fraises rotatives, le Dynadrive de Bomford. Cet outil auto-animé avance plus vite, entre 8 et 12km/h, et ne risque pas de lisser le sol. Il a également montré sa capacité à extirper des racines de luzerne ou de rumex. Par contre, son contrôle de profondeur demeure moins fin, et sa puissance d’émiettement en un seul passage s’avère moindre.
Deux rotors auto-animés sur le Dynadrive.
Avantage du Dynadrive: il peut arracher des pivots tels que ce pied de luzerne.
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