Fenaison : comment optimiser ses coûts de production ?

L’acquisition mutualisée de matériel est un réel levier pour diminuer les charges de mécanisation des exploitations agricoles. Elle permet entre autres de diviser les charges de la machine sur plusieurs utilisateurs et sur des quantités de travail importantes.

Les chantiers de fenaison en commun : c'est possible, et en plus c'est plus efficace !

Il est essentiel de réfléchir plus globalement en organisant des «chantiers collectifs», qui augmentent considérablement le débit du chantier. Plus besoin d’atteler, de dételer et d’échanger le matériel entre adhérents: un gain de temps non négligeable. Exemple avec la cuma de la Rosée (67) qui réalise, depuis 9 ans, le chantier de fenaison en commun.

L’origine même de la cuma provient du chantier fenaison. Trois exploitations travaillaient déjà ensemble avant la création de la cuma, après avoir constaté qu’elles fauchaient dans le même secteur géographique. Pour avoir plus de poids auprès de l’Eta de pressage, elles ont calé un jour de fauche en commun. Mais chacun s’occupait de ses parcelles jusqu’à l’andainage.

«La réflexion de créer la cuma pour acquérir une presse est arrivée rapidement ensuite. La cuma de la Rosée s’est créée autour d’une mélangeuse distributrice. Le matériel de fenaison a été acquis au fur et à mesure. Aujourd’hui, l’équipement permet de répondre à l’ensemble du chantier fenaison, de la fauche au transport des bottes», indique Thomas Gillig, secrétaire de la cuma de la Rosée.

A lire sur cette thématique : Récolter l’herbe en chantiers mutualisés.



Plus d’efficacité avec un chantier de fenaison en commun

La quasi-totalité des 12 adhérents est partie prenante de ce chantier collectif. La surface totale de fauche est d’environ 750 ha/an. Ils ont choisi les machines en suivant une logique de chantier. Pour le fanage, ils ont privilégié des équipements de grandes largeurs afin de gagner en efficacité. Pour l’andaineur, ils ont retenu une machine à andain central afin de ne mobiliser qu’une seule personne

Concrètement, Thomas Gillig explique: «Nous travaillons par secteur géographique. Les parcelles sont très diverses, des très petites à des surfaces plus conséquentes. Un responsable par poste est nommé. Pour l’organisation (date ou secteur de démarrage), nous nous concertons. Nous prenons les décisions en commun via notamment un fil de discussion sur l’application Whats’app.»

Enfin, pour la question de la main-d’œuvre, les membres de la cuma fonctionnent en entraide. Un adhérent fauche, en contrepartie l’autre fane. Même s’il faut être prêt à ne plus gérer la totalité de son chantier de fenaison, les adhérents de la cuma ne reviendraient plus en arrière!

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