Plusieurs facteurs peuvent influencer le prix du GNR et par ricochet les coûts de chantiers. En premier, les cours du pétrole brut. Ces derniers peuvent fluctuer rapidement en fonction des évènements géopolitiques comme nous l’avons vu dernièrement. Le second facteur est la force de l’euro par rapport au dollar. La cotation du pétrole est en dollar, donc si l’euro est fort face au dollar le prix du pétrole sera moins élevé. En dernier, il y a toute la logistique pour que le GNR, comme les autres produits pétroliers, arrive dans les dépôts proches des exploitations. Ce coût dépend de la distance entre les raffineries et les distributeurs et aussi des contrats avec les transporteurs. Ce dernier point fait que les régions proches des raffineries ne sont pas forcément celles où le GNR sera le moins cher. Retour sur la consommation de GNR du tracteur et les gestes à adopter pour faire des économies.
Consommation de GNR du tracteur : des gestes simples pour des économies rapides
En ne réalisant aucun investissement, avec simplement quelques réflexes et un entretien régulier, il est possible de réaliser des économies de GNR.
- Couper le contact est un réflexe pour économiser du carburant. Une étude de 2020 dans une cuma du Sud-ouest montrait qu’un tracteur passait 30 % de son temps au ralenti. Pour un tracteur effectuant 700 h/an, cela représente 200 h. Pour un tracteur de 150 ch, la consommation au ralenti est autour de 3,75 l/h ;
- Alléger le tracteur en ne lui faisant pas porter de poids inutile, c’est économiser du carburant. Déplacer une masse avant de 600 kg avec un tracteur de 150 ch, c’est une consommation estimée à 1,5 l/h. Certains travaux ne nécessitent pas de lestage, alors lâcher du lest ;
- La bonne pression pour les bons travaux, c’est une double économie. Par exemple, au transport, un pneu sous-gonflé augmente la résistance au roulement, donc la consommation de carburant. Du patinage avec un sur-gonflage lors des travaux de traction, c’est une productivité diminuée et une consommation augmentée. La bonne pression, c’est aussi augmenter la durée de vie des pneumatiques. Une économie en plus ;
- Soigner la respiration du moteur en conservant un filtre à air propre et en bon état permet un fonctionnement optimal du moteur et des économies de carburant. Un filtre à air moyennement encrassé avec une réduction de 10 % de l’air aspiré et c’est environ 10 % de consommation en plus. Un chiffre qui peut atteindre les 25 % pour un filtre colmaté à 20 %. Alors un petit coup de soufflette peut parfois rapporter gros.
Optimiser sa consommation avec le passage au banc moteur

L’analyse des courbes moteur via le banc d’essai permet de connaitre les bons régimes pour les différents travaux afin d’optimiser la consommation de GNR. (© Entraid)
Un passage au banc d’essai moteur de son tracteur permet via la prise de force d’effectuer de nombreuses mesures. On obtient la puissance réelle, le couple, la consommation spécifique ou encore la consommation réelle. Ces données permettent de la comparer aux références des essais officiels d’un tracteur neuf et à la base de données des diagnostics déjà réalisés par les différents bancs d’essai cuma.
Le passage au banc, avec l’analyse des courbes moteur, permet de visualiser les plages de régime permettant d’optimiser la consommation pour différents travaux. Il en résulte souvent une économie possible de 1 l/h à 3 l/h. Cela revient à un gain pouvant atteindre 2 100 €/an pour un tracteur réalisant 700 h/an avec un prix du GNR à 1,10 €/l.
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