Semis direct au choix : à disques ou à dents

La cuma du Loudunais, située à Loudun (Vienne), a récemment fait l’acquisition de deux semoirs de conception différente, dans la perspective d’évoluer vers le semis direct.

La cuma du Loudunais a fait l’acquisition récente de deux semoirs adaptés au semis direct : un Agrisem Tri-Ô-Sem de 6m à dents, ainsi qu’un Sly BOSS 7.20m ( photo : SlyFrance)

Les adhérents de la cuma du Loudunais se convertissent au semis direct. En parallèle de la cuma, a été créé un GIEE le 4 juin 2020, afin de pouvoir réunir aussi des agriculteurs qui ne sont pas forcément en cuma mais qui sont intéressés néanmoins pour se former à cette pratique culturale. Aux côtés de la Fdcuma, la chambre d’agriculture accompagne le groupe. Des sessions de formation sont régulièrement programmées avec la présence d’intervenants experts du semis direct à l’exemple de Sarah Singla venue récemment.

Cuma du Loudunais et semis direct : se lancer en diminuant les risques

En outre l’achat récent de deux semoirs par la cuma du Loudunais, un Agrisem Tri-Ô-Sem de 6m à dents, ainsi qu’un Sly Boss de 7,20m à disques, vont faciliter la transition vers cette nouvelle pratique. De plus ces deux semoirs permettent à la cuma, d’attirer des nouveaux adhérents, qui souhaitent également se lancer dans le semis direct, en diminuant les risques financiers que représente l’achat individuel d’un semoir direct.

La présence des deux semoirs de conception distincte, permet de travailler dans plusieurs conditions de sols. En effet, le semoir à dents sera privilégié pour les semis d’été. A l’inverse, le semoir à disques servira pour les semis automnaux et les semis dans les couverts végétaux. Cela va permettre ainsi à chaque exploitant, de se lancer dans cette pratique, à son rythme et selon son exploitation. Pour ces investissements, la cuma a monté un dossier de demande de subvention dans le cadre du plan de relance.

9 ou 18€/ha

Si ce dossier est accepté, le coût par hectare reviendra à 9€. En revanche, s’il est refusé, le coût sera de 18€. A l’occasion de ces deux achats, la cuma a créé une activité semis et a défini son organisation. Exemple : si un adhérent a souscrit des parts seulement dans un semoir, il sera autorisé, dans le cas où ce dernier est indisponible, à prendre le deuxième. Les coûts d’entretien et de réparations de chacun des semoirs seront mis en commun dans la branche d’activité. La surface totale à semer est aujourd’hui d’environ 1200 ha. Et, il y a bien sur la possibilité d’augmenter !

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