La cuma de Presles n’est pas la plus grande, ni la plus équipée. Mais elle tient debout depuis des années grâce à ses membres. Une cuma qui peut se résumer en trois mois : entraide, honnêteté et confiance « On peut parler d’amis, on fait des repas, des apéros ensemble » développe Julien Codran. Dans la cuma, ils sont 15 à 20 adhérents à côtoiert tout au long de l’année, parfois même pour travailler ensemble.Ce qui frappe dans cette cuma, c’est la fluidité du renouvellement. » Le renouvellement s’est fait un peu naturellement. Les gens partent en retraite, les jeunes arrivent à la cuma », explique le président. Ce rajeunissement change la façon d’envisager l’avenir. Un bureau plus jeune peut projeter à cinq ou dix ans. « Un agriculteur tout seul dans son coin, ça n’a pas de sens pour moi », résume Julien. Une philosophie simple, et terriblement efficace.
Des outils utiles et une gestion collective moderne
Pas de matériel à moteur ici ! Chaque adhérent possède déjà son propre tracteur. La cuma se concentre sur ce qui fait vraiment la différence au quotidien. On retrouve :
- Deux déchaumeurs ;
- Un épandeur à fumier ;
- Une enrubanneuse ;
- Un ensemble de petits matériels.
Tous sont adaptés à la polyculture-élevage. Plus original : une station de semences, pensée notamment pour les quelques membres engagés en agriculture biologique, qui souhaitaient gagner en autonomie sur la gestion de leurs récoltes.
Chaque outil dispose de son responsable attitré. La facturation repose sur une logique simple et juste : le coût d’utilisation est calculé sur la base d’un amortissement partagé, selon les hectares pour les épandeurs à fumier ou le nombre de passages pour les faucheuses. Les adhérents s’engagent via des parts sociales, garantissant un niveau minimum d’utilisation.
60 000 € de CA, et une ambition tournée vers l’avenir
Avec un chiffre d’affaires annuel stable autour de 60 000 €, la cuma de Presles ne cherche pas la croissance à tout prix. Elle cherche la pérennité. Pas de grands achats en cours, mais une gestion saine. Elle est portée par des engagements clairs et un collectif qui joue le jeu. « On est plutôt stables », reconnaît Fabien Cadoux.
Pour la suite, les ambitions sont concrètes. À court terme : instaurer un repas annuel pour renforcer encore le lien entre agriculteurs, et lancer le renouvellement de matériels. À plus long terme, le bureau jeune veut aller plus loin : explorer les nouvelles technologies, suivre l’évolution de l’agriculture.
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