Des pièces d’usure originales et pas chères

Sur le terrain Astuces
Pièce usure décompacteur

Une petite modification est nécessaire au préalable.

23/02/2018 - 06:30

Des agriculteurs des Hautes-Pyrénées ont trouvé astucieux de remplacer les pointes de décompacteur par des dents de godet de TP. Elles durent un peu moins longtemps mais coûtent beaucoup moins cher.

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En remplacement du labour, les décompacteurs se sont beaucoup développés dans les Hautes-Pyrénées. Les «crackers» et consort sont fréquents dans les cours de ferme et de cuma. Plus simples d’utilisation et moins gourmands en puissance, ils engendrent tout de même des frais d’entretien assez conséquents.

Du côté du TP

Le long de l’Arros, un groupe d’agriculteurs s’est emparé du sujet et a trouvé une solution à son goût. Leurs critères étaient de combiner un matériau résistant mais peu cher. La solution s’est présentée un peu en dehors du contexte purement agricole. Des pointes de godets de TP font office de pièces d’usure. Le poste passe alors de 280€ pour 7pointes à 40€.

D’abord une modification

Bon, ça ne se fait pas sur un claquement de doigts, mais les efforts sont payants. Techniquement, il y a un montage à effectuer en soudant un porte-pointe sur la dent d’origine. «Il faut maintenir la pièce droite en soudant, sinon la pointe travaille en travers», explique Jean Claude Gaillat, l’un des instigateurs de la démarche. Une fois le porte-pointe soudé, c’est un jeu d’enfant. On fixe la pointe avec une cheville. Double avantage, c’est rapide et on peut se dépanner au champ.

Jeu d’enfant

Après quatre campagnes, le groupe est pleinement satisfait. «On fait peut-être un peu moins de surface avec ces pointes, 40ha minimum, mais le tarif est tellement plus bas que l’on poursuit nos commandes ainsi», justifie Jean-Claude. Cette tâche est assurée par Michel Lacarce, véritable «Géo Trouve Tout» qui commande auprès du fabricant italien Esti depuis qu’il a trouvé ce procédé.

Entraide

«Nous faisons le tour de la plaine pour connaître à chaque commande la quantité de pièces», confie Michel. Qui bénéficie de cette astuce? A vrai dire, la démarche dépasse les frontières des structures présentes sur le terrain. Les protagonistes ne semblent pas considérer cette dimension comme prioritaire. Cela ressemblerait bien à de l’altruisme.

 

Thomas Chanvalon
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