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Avant de traiter les cultures, on traite l’eau!

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Avant de traiter les cultures, on traite l’eau!

L'équipe de la cuma de Préfanage à Aignan, devant la station de traitement de l'eau et sous les trois cuves.

Dans le Gers, la cuma de préfanage à Aignan vient d’installer la sixième station de traitement de l’eau des cuma du département. A la clé? De grosses réduction de l'utilisation de phytos.

Les stations de traitement de l’eau ont la cote dans le Gers. L’heure est à l’optimisation des traitements et aux premiers essais de réductions de doses en traitement herbicide viticole.

Subventions pour le traitement de l’eau

Très récemment, une station de traitement de l’eau de marque Eqo Modul a été installée dans la cuma de Préfanage à Aignan. Lire aussi Phyto: 5 cuma gersoises convaincues par les stations de traitement de l’eau. Les responsables ont su profiter d’une mesure FranceAgriMer. Ils ont bénéficié d’une aide de 40% sur les 47.600€ d’investissement que constituait la station. A cela, il aura fallu rajouter 4.000€ d’aménagement bétonné et de mise en place. Ainsi que 1.500€ de raccordement à l’électricité et à l’eau.

Une douzaine d’adhérents sur grandes cultures et en viti

La station de traitement de l’eau fédère aujourd’hui une douzaine d’adhérents en grandes cultures et viticulture. C’est pourquoi la station compte trois cuves distinctes de 7.500 litres chacune:
  • une pour les rattrapages en grandes cultures (tournesol, maïs, soja);
  • une seconde pour la viticulture;
  • et enfin une troisième pour les traitements au glyphosate (la molécule nécessitant un pH très acide avec une très forte conductivité pour être stable dans son milieu. La cuma a préféré réserver une cuve à ce programme de traitement.)
Le groupe a nommé deux responsables pour gérer les programmes de traitement de l’eau. Des programmes en adéquation avec les interventions à venir et la quantité d’eau nécessaire à traiter.

Possibilité de programmation à distance

La marque Eqo amène un côté très pratique, puisque la programmation et le lancement des programmes de traitement peuvent se faire à distance. Concrètement, les adhérents utilisent la station pour une surface déployée de 1.500ha de vigne et 1.500ha de grandes cultures, dans un premier temps. L’investissement a été amorti sur 15 ans. Les responsables ont estimé le coût de revient prévisionnel de moins de 2€/ha traité. Chaque adhérent possède un code d’identification qu’il doit renseigner pour pouvoir choisir sa cuve et son besoin en litrage. Ainsi, le groupe peut garantir la traçabilité des échanges et faciliter la facturation.