Débit de chantier de 70 ha/jour pour ce groupe de fauche

À l’extrême sud-est de la Bretagne, un tout nouveau groupe de fauche de cuma réduit 10 m de coupe sur un andain unique pouvant faire jusqu’à presque 4 m pour favoriser le séchage. En moins d’un trimestre, l’activité a atteint son objectif annuel.

En cultures annuelles immatures, comme cette cive d’orge et seigle, le dispositif de regroupement des andains est escamoté. (©cuma la Fourragère)

Pas un brin d’herbe qui ne tremble dans le coin sud-est de l’Ille-et-Vilaine. Le vent breton n’y est pour rien dans ce frémissement. Leur terreur, c’est un groupe de fauche dont l’activité démarre sur les chapeaux de roues. À Coësmes et Martigné-Ferchaud, les deux cuma qui avaient chacune leur groupe 6m utilisent désormais un ensemble Krone Easycut B 1000cv. Depuis sa mise en route en avril, quasiment un millier d’hectares est passé sous ses couteaux déployés sur 10m de largeur. Dans le printemps, le groupe 6m, conservé par sécurité, a uniquement servi pour une centaine d’hectares à faire sur deux journées chargées.

Jusqu’à 70 ha en une journée

À l’ensilage d’herbe, «un de nos objectifs, c’est d’éviter d’avoir un andainage dans le processus de récolte», confie Frédéric Pavy, chef d’équipe de la cuma la Fourragère. Désormais, l’ensileuse collecte 10m à la fois, après le seul passage de la faucheuse. Et le service est d’autant plus attractif que le tarif de la coupe s’est réduit, «on arrive à 35€/ha», évalue Frédéric.

groupe de fauche avec l'Easycut B 1000 à la cuma des Landes fourragères

Dans le secteur de Martigné-Ferchaud, la sortie du nouveau groupe de fauche du hangar de la cuma annonce les beaux jours des récoltes d’herbe, de méteil ou de cive (©cuma la Fourragère).

Il précise que pour les chauffeurs, il faut se familiariser avec le système de convoyeurs. «Nous avions choisi ce modèle parce que la largeur de l’andain est réglable», entre 1 et 3,80m, notamment en faÀisant varier la vitesse des tapis. Cela permet à différents formats de pick-up d’intervenir ensuite. «Et à Martigné, nous connaissions la marque puisque c’était déjà celle de notre précédent groupe.» D’après le responsable, les éleveurs sont également satisfaits de la qualité du travail réalisé. Pas étonnant que le volume annuel prévisionnel de l’activité (800ha) soit déjà dépassé.

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