[MécaElevage] Mettre toutes les chances de son côté avec les cultures d’été

Fourrages
Vache paturant du colza fourrager.

Les cultures fourragères implantées sitôt après la moisson sécurisent le système fourrager, mais leur réussite est aléatoire, ne serait-ce que visi-à-vis du climat.

06/06/2018 - 10:36

Considérées comme une solution de secours, pour sécuriser un système fourrager, de nombreuses cultures fourragères estivales sont possibles. Semées très rapidement après la moisson, elles peuvent même permettre d’obtenir des récoltes de qualité. L’outil avec lequel travailler est l'un des critères de réussite.

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Le choix des outils est l’un des facteurs qui comptent pour la réussite d’une culture fourragère estivale. En sol conduit en agriculture de conservation depuis de nombreuses années, le semis direct est une bonne idée dans la mesure où seule la ligne de semis est bouleversée. Cela évite à la fois la germination des adventices sur la totalité de la surface et la perte de l’humidité résiduelle. Bien entendu, cet avantage se couple aux autres atouts de la technique : débit de chantier important et faible consommation de carburant.

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Attention aux conditions d’implantation. L’humidité du sol doit être préservée pour le démarrage de la culture fourragère d’été.

Pour les adeptes du travail du sol intégral, attention donc au choix de l’outil. Le graphique ci-dessous souligne que selon le matériel employé, les conditions de germination induites peuvent être très différentes. Ainsi, l’outil doit permettre une bonne maitrise de la profondeur, le travail devant rester superficiel. Son action doit créer de la terre fine et bien rappuyer le sol. Si le semis est effectué avec le premier passage de ce déchaumeur superficiel, attention aux adventices et aux graines de la culture précédente, elles peuvent prendre le dessus sur la fourragère.

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L’efficacité du déchaumage @Arvalis.

Avant la pluie le semis

Autre option envisageable: se servir de ce déchaumeur pour effectuer un faux semis au «cul de la batteuse». Avec l’humidité encore présente, les germinations sont bonnes. Mais inévitablement, cette étape retarde la date de semis. Dans ce cas-là, il faut donc être conscient que la culture va perdre de son potentiel. Elle implique aussi de devoir attendre l’arrivée annoncée de la pluie pour semer la fourragère. En effet, l’autre point négatif de ce cas de figure est que l’humidité résiduelle du sol se sera évaporée sous l’effet de la chaleur, des rayons de soleil, du travail du sol et des racines des adventices. Néanmoins, de la pluie, il en faudra dans tous les cas. Si vous comptez sur cette fourragère estivale pour refaire vos stocks, mieux vaut donc l’espérer.

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Mathieu Heurbize
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