Le numérique met l’ambiance dans le bâtiment

Jusque dans les bâtiments d’élevage, le numérique ouvre la voie à de nouvelles solutions pour optimiser la fonctionnalité des installations. Des bovins aux abeilles en passant par les monogastriques, tout le monde est concerné.

Avec les robots de traite, le numérique est entré de plein pied dans les bâtiments d’élevage. Dans les ruches, les bâtiments de volailles ou de mammifères, des start up s’intéressent désormais aux conditions de vie des animaux.

Mieux que l’électro, le numérique fait désormais partie de la gestion d’ambiance, dans les bâtiments d’élevage. «On n’est pas loin de la domotique», compare, dans sa présentation à Esaconnect, Yves Vandecandelaere, dirigeant d’Ascape. Du point de vue de la poule, ses solutions sont même totalement de la domotique : «Nous venons du monde de l’énergie et nous sommes arrivés à celui des poules pondeuses parce qu’un client voulait un éclairage LED dans son bâtiment.»

Somme de luminosité constante le jour

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Ascape est un nouvel acteur qui travaille notamment sur l’éclairage en bâtiments avicoles (©Ascape).

Après cette première étape, développée et dotée d’une gestion à distance, Ascape propose depuis, un système qui mesure la lumière du jour au niveau des yeux de la volaille, pour la compléter artificiellement. Ainsi, le système autonome plonge les animaux dans un jour continu de 30 lux, soit «la luminosité idéale pour les poules» et dans un noir total, la nuit. Le dispositif contribue à la fois «au bien-être animal et aux économies d’énergies», revendique Yves Vandecandelaere dont la société travaille aussi sur la ventilation et sur un pesage automatique des volailles en production. «Pour cette tâche pénible, l’automatisation est appréciée.» Elle permet surtout d’affiner le suivi de lot : «En moyenne, l’automatisme enregistre plus de 500 pesages par semaine.»

Même les abeilles vivent connectées

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Hostabee y a expérimenté son installation: il y a des abeilles à Paris qui vivent dans un monde connecté. Leur éleveur a, sans se déplacer, une vue sur leurs conditions d’ambiance dans la ruche (©Hostabee).

Une autre société, Copeeks, propose des équipements pour monitorer les mouvements de bovins dans leur bâtiment. Une expérimentation se met en place à la ferme du lycée de Pommerit-Jaudy (à suivre dans les prochaines publications d’Entraid).

Et les abeilles ne sont pas en reste. L’offre qu’Hostabee construit, se dédie à l’apiculture, «un marché mondial de 5Md€». La start up travaille sur les ruchers connectés, avec en cible, le public professionnel et l’apiculture urbaine, puisque dans cette configuration, les ruches sont dispersées et parfois difficiles d’accès. Avec ce suivi à distance des paramètres d’ambiance dans le logis des hyménoptères (variations sonores, température, humidité…), «on arrive à réduire de 40% le nombre de visites», explique le représentant de l’entreprise,Vincent Demortier, qui intervenait à Esaconnect en décembre. Le président d’Hostabee précise : «Plus on collecte de données dans la ruche, plus on affine l’expertise. L’intelligence artificielle enrichit les calculs.» On n’arrête pas le progrès, ni aujourd’hui, ni demain.

Aussi présenté à Esaconnect: Un numérique accessible et créateur de liens

Retrouvez les intervenants sur leur site:

Ascape.fr

Hostabee.com

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