Avec ses trois outils spécifiques, la mogette en cuma grandit

La cuma des Moulins du Lay s’est lancée dans l’aventure de la mogette. Un succès pour le groupe de sept producteurs qui, depuis, a doublé sa surface de haricots.

Ceci est une moissonneuse. Sept adhérents l’utilisent pour récolter une centaine d’hectares de haricots. Dans une culture relativement propre, son débit peut atteindre 2ha/h.

Garée près de la sortie du bâtiment, la curieuse machine rouge attend son jour. Ce sera vers fin août, juste un peu après le passage de l’arracheuse puis de l’andaineur, tout aussi spécifiques. À la cuma des Moulins du Lay, sept adhérents valorisent cet investissement de 170.000€ avec leurs productions de haricots. Des haricots rouges, et de la mogette en cuma, nom tout aussi curieux pour qui n’a jamais posé ses valises à proximité de la Vendée. Mais ici, sa culture est dynamique. «Les hectares ont doublé en six ou sept ans. L’OP légumes ne pouvait plus suivre avec son matériel et nous a incité à nous équiper», résume Alban Picard, producteur et trésorier de la cuma.

Arracheuse et andaineur

L’arracheuse et l’andaineur (au second plan) complètent la suite des outils nécessaires à cette récolte.

Mogette en cuma : une arracheuse, un andaineur et une batteuse

 «Le soutien PCAE nous a bien aidé à lancer cette activité», précise Alban. Car la cuma s’est tournée vers un constructeur du coin et s’est équipée. Avec une surface annuelle de l’ordre de la centaine d’hectares, «ils ont bien assez», observe le président de la cuma avec un œil extérieur. En effet, Alexis Gabillaud ne fait pas partie de ce groupe. Son trésorier confirme: «Jusqu’ici, la météo estivale a été clémente.» Il serait bien imprudent de gonfler encore le volume engagé dans la campagne qui s’étale sur environ un mois. «Que ce soit à l’arrachage ou à la moisson, on fait une moyenne d’1,5ha/h. 2ha quand tout va vraiment bien.»

A filière locale, matériel local

Le responsable estime que le coût actuel de la récolte pour les cumistes est avantageux par rapport au tarif de la prestation proposée par la coopérative qui chapote la filière. «Nous devons être à un quart de moins», avec un service dont les sept producteurs ont la maîtrise. Alexis pointe que la coopérative donne une priorité aux surfaces liées à la cuma. En cinq ans celle-ci a doublé son activité de récolte spécifique. Le trésorier illustre avec son propre cas: «Je faisais 8 ha au départ. J’en cultive 22 ha aujourd’hui.»

La cuma des Moulins du Lay est née d’une fusion. Elle a adapté son système de réservation. L’article est à retrouver dans le numéro de janvier du magazine Entraid.

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