Toaster à la santé des protéines !

Dans les deux Charentes, le projet d’achat d’un toasteur mobile en cuma est sur de bon rails. Manque plus que quelques tonnes pour avoir le volume suffisant.

Le projet d’investissement dans un toasteur mobile est en bonne voie. Objectif : valoriser dans les élevages, des graines à forte teneur en protéines, produites sur les deux départements. charentais.

Un projet d’achat d’un toasteur de protéagineux en Charente et Charente-Maritime est en route. La Fédération des cuma sollicite les exploitations potentiellement intéressées, pour étayer ce projet déjà bien avancé. D’ailleurs, elle a mis en ligne un questionnaire sur Google pour solliciter les attentes des agriculteurs locaux sur ce projet d’investissement d’un toasteur mobile (débit 2 tonnes/h). En outre, l’enjeu est de connaître les intentions des producteurs potentiels de soja, féverole, pois ou lupin, prêts à faire toaster leurs graines de protéagineux. Mais aussi d’évaluer les quantités envisagées.

Toasteur de protéagineux en Charente : valoriser les protéines locales

En complément, le questionnaire s’adresse aussi aux éleveurs prêts à acheter des graines toastées. L’objectif : connaître là aussi le volume correspondant. Les agriculteurs concernés par ce projet peuvent être en effet des producteurs vendeurs de graines, des éleveurs acheteurs ou des éleveurs qui veulent toaster leur propre production. Plusieurs élevages y voient d’ores et déjà un intérêt, que ce soit en bovins, caprins, volailles, porcs, etc, explique Gontran Bosteaux qui suit ce projet à la fdcuma.

L’objectif, par le biais du toaster, est de valoriser localement les protéines produites sur les départements 16 et 17. Voire sur les cantons limitrophes. Initialement monté avec un groupe moteur de sud Charente de la cuma de la Vallée de la Tude, avec la collaboration de la Chambre d’Agriculture de Charente et la Fédération cuma des Charentes, l’achat va bientôt se confirmer. Via la mise en place de cette filière courte de production de protéines, il sera alors possible de maîtriser à la fois les sources d’approvisionnement et les coûts de production.

30 à 40 €/ tonne toastée

Aujourd’hui, le prix « cible » varie entre 30 et 40€/tonne toastée. Les besoins recensés par une vingtaine d’agriculteurs concernent principalement le soja, la féverole, le pois et le lupin. Déjà plus de 500 tonnes sont prévues, sachant que l’amortissement de ce matériel est possible à partir de 700 tonnes. Trois secteurs de « toastage » sont déjà programmés en Charente : Montmoreau, La Rochefoucauld et Confolens.

Pour rejoindre le groupe « toasteur » ou avoir plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec Gontran Bosteaux de la Fdcuma au 06 42 04 43 32 ou à l’adresse suivante :  gontran.bosteaux@cuma.fr

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