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Des robots en terres charentaises

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Des robots en terres charentaises

La société Naïo a lancé son robot électrique TED, qui apparait maintenant dans les vignes Charentaises.

Quelques robots pointent leur bout du nez dans les champs. Le point sur les premières avancées par filières.

Depuis peu, il n’est pas rare dans les vignobles et dans le milieu du maraîchage de voir ou d’entendre parler de robots en Charentes. Les grandes cultures ont droit aussi à leurs robots. Petit à petit, les constructeurs innovent et tentent d’aménager un cadre juridique pour pouvoir développer cette nouvelle «main-d’œuvre technologique».

La viticulture transforme l’essai

Arrivée il y a quelques années, la société Naïo avait lancé son robot électrique TED, qui apparaît maintenant dans les vignes charentaises. Plus récemment, VitiBot a présenté son robot électrique Bakus, qui lui aussi enjambe le rang de vigne.

Dernier arrivé sur le sol charentais, le robot hybride Trektor travaille, lui, entre les rangs. Il est défini comme le premier tracteur autonome hybride.

L’ensemble de ces robots peuvent accueillir différents outils de travail de l’inter et/ou sous le rang.

Le maraichage poursuit sa démarche

La filière du maraichage est la première à avoir eu droit à son robot. Naïo étant une des premières sociétés à travailler dans ce secteur, nous avions découvert le petit robot Oz et son grand frère Dino. Le constructeur français Carré propose aussi un robot plus imposant, prévu pour le maraichage en planche. Ces robots permettent généralement de désherber mécaniquement mais aussi de semer des légumes.

Robots en Charentes: l’ouverture vers les grandes cultures

Les bases étant données avec les filières ci-dessus, les différents constructeurs sont désormais en développement d’un outil ayant une plus grande autonomie. Il faut répondre aussi aux besoins correspondant à des surfaces importantes à travailler. C’est pourquoi on voit des robots de type autonomes avec une recharge solaire, par exemple, ou des versions hybrides (moteur thermique et électrique).

Il existe deux types de robots dans cette filière. Les robots « tracteurs » souvent hybrides et les robots « pré-équipés » qui sont électriques et plus légers. La start-up AgXeed a développé une gamme de robots tracteurs qui peuvent accueillir des outils portés identiques à ceux portés par les tracteurs standards aujourd’hui. Le robot autonome Farmdroid est présenté comme le premier robot entièrement automatique au monde, capable de semer et de désherber mécaniquement.

Technologie contre la pénibilité des tâches manuelles

Il reste encore des tâches manuelles qui sont difficilement remplaçables par un robot. C’est notamment le cas lors de la taille de la vigne. Ici, c’est un exosquelette qui prend le relais et soutient le viticulteur dans ses gestes répétés. Le vignoble charentais a pu notamment accueillir des essais de l’exosquelette Ottobock durant la période de taille. Cet outil est un dispositif d’assistance dans les gestes répétés durant la taille.

Les cuma au cœur des nouvelles technologies

Du guidage des tracteurs aux robots autonomes, en passant par les enjambeurs électriques, la technologie agricole de pointe fait l’objet de démonstrations régulières organisées par le réseau cuma ou de mise en place d’essais. L’enjeu est aussi de tester l’organisation d’un collectif autour de la machine, comprendre et connaître la réglementation, simuler les coûts de détention et de fonctionnement.

Quel que soit le secteur géographique, l’attrait pour ces nouvelles technologies semble véritablement se confirmer. Depuis le début de l’année plusieurs initiatives se développent comme en Nouvelle-Aquitaine dernièrement.